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jeudi, 05 juillet 2018

France Inter - Presque la Provence, avec Clara Luciani

Pour son premier voyage de l'été, 'Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?' a choisi de s'incruster pour le dîner dans la maison de vacances de Clara Luciani, au pied de la Montagne Sainte-Victoire, en Provence. L'occasion d'explorer en musique l'univers musical de la jeune autrice-compositrice-interprète de talent.

C'est l’été, on s’invite par la pensée et pour le dîner chez l’une de nos chanteuses préférées. 

Qu'est-ce que tu fais pour les vacances? c’est une odyssée musicale racontée par Hugo Combe qui fait la part belle à la chanson en français… Ce soir, nous partons en voyage au pied de la montagne Sainte-Victoire, dans l’univers musical de Clara Luciani. Nous écouterons des extraits de son premier album Sainte Victoire, ainsi que les artistes qui comptent pour elle

Lire et écouter la suite
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jeudi, 12 avril 2018

L'actualité de la chanson française du 30 mars au 6 avril

Les artistes de la semaine : Axelle Red, Françoise Hardy, Clara Luciani, Guyom Touseul, Pierre Margot, Phanee de Pool

L'album du jour : Phanee de Pool, Hologramme

Le clip de la semaine : Françoise Hardy - Le Large (La Grande Sophie)

L'album de la semaine : Clara Luciani, Sainte Victoire

AXELLE RED

La Provence - Axelle Red revient sur le devant de la scène avec un nouvel album

La chanteuse belge revient avec un neuvième album lumineux "Exil"

Discuter avec Axelle Red, c'est toucher à une certaine forme de lumière. A 50 ans, la chanteuse rousse, femme engagée pendant 20 ans au sein d'Unicef et désormais pour Handicap International, a atteint une sérénité. Elle dit avoir trouvé des réponses. Ce qui la rend plus positive que jamais. Parce que chez elle la musique et l'engagement sont intimement liés, ses actions d'artiste ou dans l'humanitaire reflètent donc cette lumière. Elle irradie dans un 9e album pop, dynamique, romantique, qui parle d'Exil au sens large.

DENIS RIVET

Nos Enchanteurs - Denis Rivet, en attendant le dégel

La voix et la tonalité du lyonnais Denis Rivet ne sont pas sans rappeler celles de Cyril Mokaiesh. Nul doute que leurs bibliothèques doivent aussi être pour partie commune. Ça et leurs désirs de voyages : « Québec, Houellebecq / Vegas, Vargas / Bruxelles, Hessel / Carnac / Kerouac / J’ai beaucoup voyagé ». Pour l’heure, Denis Rivet est rivé, là, dans le permafrost, sol gelé à moins de zéro : « Ici, la vie est rude / J’en ai prix l’habitude / J’aime ces terres arides… » Ce demi-album (définitivement je n’aime pas le terme d’ep) sent néanmoins moins le froid que les vastes étendues, les paysages.

LAVANANT/DAN AR BRAZ

Nos Enchanteurs - Clarisse Lavanant et Dan Ar Braz : osmose et Harmonie

L’idée même de la chanson française ne se joue pas dans la Capitale, mais toutes les régions de l’Hexagone, dans tous ces lieux où elle s’exprime. Il y a, on le sait, des endroits où la chanson vit et créé plus encore. Dans l’Ouest notamment, même si pour vivre la chanson frileusement se réfugie en ses bastions et qu’on peut ne pas, ne plus savoir ce qu’elle fait, ce qu’elle chante encore.

KERNOA

C'est déjà ça - Kernoa a cassé sa plume

Il a traversé le métier et la carrière avec une discrétion sans faille. Il est mort ce mercredi 28 mars. Jean-Pierre Kernoa a écrit quelques-unes des plus belles chansons de Maxime Le Forestier: "Education sentimentale", "Fontenay-aux-Roses", "Mauve", "La rouille" ou le merveilleux "Je pense à vous".

VASCA

Nos Enchanteurs - Jean Vasca, amis, toujours

Voici qu’à présent, la mode gagne ceux qui s’en étaient toujours tenus éloignés de leur vivant. Qui l’aurait cru ? En effet, alors qu’est annoncé pour fin juin un Mike Brant revisité par Yves Jamait, débarque chez les disquaires avertis ce Vasque à Vasca inattendu. Une surprise totale. D’abord parce que Jean Vasca, disparu en décembre 2016, n’a jamais squatté les hit-parades, critère numéro un généralement retenu pour un disque d’hommage. Il faut bien avouer que sa poésie vibrante, pour remarquable qu’elle soit, n’en est pas moins assez éloignée des standards culturels de notre époque férue de facilité immédiate. Surprise également par l’identité des intervenants. Vous vous attendiez à y retrouver Jacques Bertin, Francesca Solleville, Bruno Ruiz et autre Serge Utgé-Royo ? Oubliez pourtant tout cela et place aux autres !

PHANEE DE POOL

Nos Enchanteurs - Phanee de Pool, de la Suisse dans les idées

Elle nous vient d’Helvétie, n’a même pas 30 ans et se dit slapeuse. Joli mot-valise tentant de définir son art, entre le rap et le slam. Son nom est aussi intrigant que son univers : Phanee de Pool. Retenez-le, tout incline à croire que l’artiste qui le porte ira loin.

La pochette du CD nous la montre de dos, admirant une toile reproduisant la Création d’Adam de Michel-Ange. Une manière de nous suggérer qu’elle est elle-même une créatrice dotée de la grâce ? Allez savoir. Toujours est-il que son disque, elle l’a fait toute seule, en bonne autrice-compositrice-musicienne-arrangeuse autodidacte. Le tout en exerçant l’honorable profession de policière. C’est beaucoup ? Elle est comme ça, Phanee. Elle nous le dit d’ailleurs d’emblée, dans sa chanson d’ouverture : « To be or not to be / Je suis comme je suis / Jour après jour / Je ne change pas / Je vis ». La preuve qu’on ne fait pas d’Hamlet sans s’casser des keufs !

GUYOM TOUSEUL

Nos Enchanteurs - Guyom Touseul, architecte de ses chansons

Tout est soigné dans cet ouvrage : un digifile à trois volets, illustrés de fort belles compositions dessins/photos comme un collage (ceux du livret sont de Guyom (1) lui-même, touseul mais bien accompagné par les photos « écologiques » d’Anne-Claire Bertin). Des teintes sépias, pas seulement celles de la nostalgie, mais celle de cette terre qu’il vénère. Si j’insiste là-dessus, c’est parce que cela me semble bien refléter l’état d’esprit du chanteur tulliste parfaitement autonome (il dessine aussi ses affiches), parfaitement solidaire et remerciant tous ceux qui ont collaboré avec lui, pour des Chemins d’écriture (la Manufacture Chanson et Xavier Lacouture), pour une écoute, un conseil, un bon mot, une belle impression (La Gutemberg à Tulle), un instrument, des photos. Très heureuse de retrouver le nom de notre consœur de NosEnchanteurs Catherine Cour, pour celles de Prémilhat.

CLARA LUCIANI

Télérama - Clara Luciani, La Sainte Victoire

Quelque part entre le rock et la pop électrique, Clara Luciani tisse un premier album intime et féministe. Qui bouscule mais s’impose.

Si Paul Eluard dit vrai ; si, en effet, il n’y a pas de hasard, juste des rendez-vous, alors ce disque devait arriver. Là, maintenant, et de cette façon. Le premier album de Clara Luciani, manifeste féministe, ou plutôt féminin, qui porte à voix haute les envies, les interrogations et les combats d’une jeune femme d’aujourd’hui. Un disque à l’ambition sans doute personnelle mais aux échos furieusement sociétaux.

RFI - Clara Luciani, la grâce intemporelle

Elle a fait ses armes dans différents groupes comme La Femme et même donné la réplique au rappeur Nekfeu. À 24 ans, Clara Luciani sort un premier disque solo, Sainte-Victoire. Les onze titres pop-rock de la grande dame brune révèlent une personnalité bien trempée, sous influence de Françoise Hardy. Interview.

HIGELIN

C'est déjà ça - L'autre grand Jacques

Jacques Higelin est mort ce vendredi à l'âge de 77 ans. "Tant qu'on est vivant, c'est la moindre des choses d'être mouvant, émouvant. Après, on ne bougera plus. La mort, c'est notre condition. C'est même la seule chose dont on est sûr dans la vie. Moi, ça me rend joyeux d'être vivant. Je l'ai chanté, la mort est le berceau de la vie. Ça ne me fait pas peur. "

INA - Jacques Higelin, le saltimbanque idéaliste

Poète fantasque, chanteur écorché vif, Jacques Higelin a construit son succès sur scène. Et cet éternel idéaliste n'a pas fini de faire rêver son public.
Si on lui demande de se définir, il répond : « Je suis l'homme qui chante. Même, je suis l'homme-oiseau, car je suis toujours en train de regarder en haut. » Jacques Higelin est un éternel rêveur.

Télérama - Jacques Higelin est mort à l’âge de 77 ans

Une carrière hors norme, cinquante ans de liberté tous azimuts. Le chanteur français, père d’Izïa Higelin et d’Arthur H, s’est éteint ce vendredi 6 avril à l’âge de 77 ans. 

Nos Enchanteurs - Jacques Higelin, 1940-2018

Fin de folie pour l’autre fou chantant, notre Higelin, fils de Presley et de Trenet, l’illuminé de la chanson, l’illumineur par excellence de toutes scènes, celui par qui le délire arriva.

Télérama - Jacques Higelin commente ses albums emblématiques

En 2013, à l’occasion de la sortie de son album, “Beau Repaire” , nous avions demandé à Jacques Higelin de commenter six de ses disques en vidéo.

RFI - Disparition de Jacques Higelin

À 77 ans, Jacques Higelin vient de s’éteindre. Avec sa disparition, la chanson française perd un phare, un repère. Lui pourtant ne se souciait guère de ce genre de considération, artiste libre, insoumis, qui a tracé son parcours à l’instinct. Trublion de la scène underground dans les années 60, star du rock français ensuite, avant de devenir cet éternel adolescent à la crinière d’argent, sa carrière fut à la fois singulière et exemplaire dans la musique hexagonale.

Le Monde - Jacques Higelin, chanteur et poète, est mort

Véritable bête de scène, Jacques Higelin était un poète du rock. L’auteur de « Champagne pour tout le monde » et de « Tombé du ciel » est mort vendredi à Paris, à l’âge de 77 ans.

Libé - Higelin est mort, qui dit mieux

Le chanteur emblématique des années 70-80 est mort ce vendredi matin, à 77 ans, laissant tout un chacun méditer sur l’aphorisme «la mort, ce n’est désagréable que pour ceux qui restent».

France Inter - Tombé au ciel.... Jacques Higelin est mort

Atypique, flamboyant, lyrique, imprévisible, poétique.... Mais surtout libre. 50 ans durant, il a traversé notre paysage discographique du rock, au folk en passant par l’expérimental ou la chanson...

POLNAREFF

Culturebox - "Le bal des Laze" de Polnareff a 50 ans : histoire d'une chanson maudite

C'est sans doute l'une des plus belles chansons de Michel Polnareff, un morceau devenu culte qui fête ses 50 ans. Sorti en 1968, "Le bal des Laze", écrite par Pierre Delanoë et Polnareff n'a pourtant pas reçu un bon accueil des radios. A cause de sa noirceur et de son thème, elle a même été interdite d'antenne. Retour sur cette histoire.

FEU! CHATTERTON

RFI - Feu! Chatterton, avec le retour du printemps

Ils ont participé à remettre au goût du jour l’écriture en français dans le rock. Les Feu! Chatterton reviennent avec L’Oiseleur, une suite enchanteresse où ils invitent les poètes à leur table, Guillaume Apollinaire, Louis Aragon et Paul Eluard. Peu avant que ces attrapeurs de mots reprennent la route, on a retrouvé Arthur Teboul, chanteur de l’élégant quintette parisien.

SYLVAIN GIRO

Nos Enchanteurs - Sylvain GirO, homme de lettres

Les affranchies. Affranchir au sens de s’acquitter de la taxe postale, au sens de lettre oblitérée. Mais affranchir a d’autres sens et tous, peu ou prou, s’accordent dans la démarche épistolaire de Sylvain GirO. On s’affranchit aussi d’une lettre : « Je suis la lettre, je suis l’encre / Je suis le bois de ton papier / L’enveloppe de ton sang d’encre / Je suis ton oiseau messager ».

BENABAR

Baptiste Vignol - Pas très loin de l'issue

Et cette chanson résume l'album tout entier, vain, vide et pesant. Avec La petite vendeuse, Bénabar n’est qu’une ombre vague et futile de Pierre Perret, avec Chauffard, il singe Renaud, avec Le destin, il fait du sous-Duteil, avec Marathonien, il trouve le moyen d’évoquer les vertus du jogging - Robert Charlebois s'y était déjà attaqué, avec classe, lui, dans J’t’aime comme un fou! Mais Bénabar est là, qui fait tout comme les autres en moins bien. Ce disque hors de prix (15€99) si l’on considère sa piètre qualité, Bénabar l’achève avec Ça ne sert à rien une chanson. Alors pourquoi en écrit-il?

 

 

jeudi, 25 mai 2017

L'actualité de la chanson française du 12 au 18 mai

Les artistes de la semaine : Benjamin Biolay, Isabelle Boulay, Clara Luciani, Nicolas Jules, Valerie Amboise, Archimède, Danielle Darrieux.....

La bande-annonce de la semaine : Barbara par Amalric et Balibar

Le clip de la fin de semaine - Leïla Huissoud - On s'connaît depuis longtemps

L'album de la fin de semaine : Isabelle Boulay, En vérité

Le concert de la fin de semaine : Mesparrow & Octave Noire dans Foule Sentimentale (Didier Varrod, France Inter)

BIOLAY

Télérama - Biolay, Volver

.... Un an après son très beau Palermo Hollywood, qui exhalait la moiteur enfiévrée des rues de Buenos Aires, le chanteur continue de marier les sons et les ambiances pour dire les brûlures de la vie et de l'amour. Il alterne ballades mélancoliques et déflagrations urbaines, parenthèses de gravité et titres dansants, tous unis par la chaleur de sa voix de crooner un brin désabusé. Volver est-il pour autant la suite de Palermo Hollywood ? Il s'en fait plutôt l'écho : on entend des vocalises lyriques, le flow tendu de la chanteuse-comédienne Sofia Wilhelmi, ou même le timbre doux de Chiara Mastroianni, partenaire de ¡Encore Encore !, duo sensuel et sexuel dont les va-et-vient rappelleront immanquablement Je t'aime moi non plus — perche de plus pour ceux qui l'associent systématiquement à Gainsbourg.

ISABELLE BOULAY

Le Parisien - Revivez le live et l'interview d'Isabelle Boulay au Parisien

La Québécoise était en direct sur notre page Facebook pour un live exceptionnel. 

Ils ont presque le même nom. Boulay, Biolay. Ces deux là étaient faits pour s'entendre. Et ça fait presque 20 ans que ça dure. Isabelle Boulay, interprète rêvée, voix parfaite. Benjamin Biolay, auteur compositeur réalisateur bouillonnant. Le tandem s'est reformé, une fois de plus, pour le nouvel album de la québécoise «En vérité» qui sort ce vendredi, comme ils le font régulièrement.

VALERIE AMBOISE

Nos Enchanteurs - Valérie Ambroise décédée, tristesse chez Brassens

Si encore les gazettes se fendaient d’un entrefilet, trois quatre lignes pour simplement nous informer de son décès. Mais c’est dans un grand silence que Valérie Ambroise disparaît. Alors, parlons-en. Ambroise ? Seuls les fins amateurs de Brassens savent qui est cette dame, dont pourtant la carrière ne peut uniquement se résumer à l’excellente et intransigeante repreneuse qu’elle fut du chanteur à la pipe, non en en faisant sa propriété, mais… C’est par Brassens qu’adolescente elle se découvre vocation pour la chanson. Elle débute comme interprète en 1961 Chez le marquis, un des nombreux cabarets de la Rive-Gauche qu’elle écume ensuite. Luc Bérimont la programme dans ses émissions radiophoniques, notamment La fine fleur de la Chanson française.

BARBARA/BALIBAR/AMALRIC

C'est déjà ça - Le "Barbara" d'Amalric présenté à Cannes, sortira le 6 septembre

Le film sera présenté en ouverture de la sélection "Un certain regard" et sortira sur les écrans à la rentrée
"Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l’envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle."

CLARA LUCIANI

Télérama - Clara Luciani, Monstre d'amour

Voix grave et souple, faite de brumes et de clartés ; climat mouvant, entre références eighties, sixties, et guitares rock (trois réalisateurs y ont contribué, dont Benjamin Lebeau de The Shoes, et Ambroise Willaume de Revolver). Et surtout, chansons étranges, archi mélancoliques (« Dis-moi pourquoi je sombre dans des eaux, dans des om­bres »), pour ne pas dire angoissantes, comme quand la chanteuse se lance dans une plainte lancinante propre à hanter ceux qui l'écoutent (Pleure, ­Clara pleure).

L'Obs - Clara Luciani, ex-chanteuse du groupe La Femme, nous présente en exclusivité son premier album "Monstre d'amour", dans les bacs le 28 avril prochain. Écoutez son concert acoustique en direct.

NICOLAS JULES

Nos Enchanteurs - Nicolas Jules, noyé sous le bleu des libellules

Ceux qui prennent Nicolas Jules pour un histrion pourront être surpris (désarçonnés ?). Les autres ont déjà deviné la profonde mélancolie cachée sous la blague potache, la bizarrerie de la lubie ; il n’est que d’écouter Une sale odeur ou J’aime la vie à mort.

Avec Crève-silence il réalise un album très différent des précédents, d’une cohérence noire absolue sur ses douze titres. Mais aussi, par son vocabulaire poétique, un opus totalement « nicolajulien » : « Mes tibias courent / Sur le tambour / De ta rue louche / Le diable est à / Mes trousses », la fulgurance des mots assemblés (« Je cherchais (…) la poulie pour mon cœur »), par ses identifiables rythmes musicaux, encore ralentis, amplifiés.

ARCHIMEDE

Baptiste Vignol - Entre deux tours

«On a les dirigeants qu'on mérite, / On se les coltine en mode repeat / Drôle de vie qu'on mène : / Métro, boulot, problèmes» (Je singe le monkey),  «Pardon pour le monde qu'on vous lègue, / Pardon pour les mers un peu deg', / Y avait pas de poubelle à la ronde ! / Pardon pour les plages qu'on bétonne, / Pardon pour les baleines qu'on harponne, / Fallait bien des cosmétiques pour nos blondes…» (Toujours plus con), «J'aurais pu végéter / Jusqu'à devenir une ombre / Mais j'ai préféré finir et te dédier / Cette chanson qu'à ton attention / J'ai nommée “La joie de rompre”» (La joie de rompre).... Des textes carrés qui dépeignent l'époque sur des musiques barrées, rock et pas baroques, Archimède avec MÉHARI survole le salmigondis des fanas de Dutronc, de Renaud, d'Oasis. Et tout ça fait un disque d'enfer (leur quatrième), plein de singles, d'humour et de sens. Comme d'hab.

MARIE ZOO

Nos Enchanteurs - Marie Zoo : mélodies en sous-sol

.... Ces réserves exprimées n’entachent nullement le travail de la chanteuse, auteure, compositeure et co-productrice. Mary Zoo habite chaque « station » explorée de ses vers en rapport avec le lieu : « Arrêtez de m’étouffer / Ma liberté j’vais la garder / J’veux respirer, je veux crier / Sainte-Anne, Sainte-Anne / Qu’est-ce qu’ils vont faire de moi ? » La belle a le bon goût, du côté des catacombes, d’appeler à elle Camille Saint-Saëns. Qui osera dire que ça fait macabre ? Mary s’imprègne des pierres humides, de ces murs a priori tous pareils, chargés d’histoires différentes, au-dessus comme en-dessous. Les musiques planent, les vers sont parfois en suspension, la fascination se mêle à la crainte, « Y’a des rats qui nous bouffent les boyaux / Des cafards qui nous rongent le cerveau ». Passe-murailles, on traverse le temps, s’infiltre dans les fissures, creuse un chemin… La chanson est ici une tête chercheuse : on vous recommande l’expérience.

DANIEL DARRIEUX

Baptiste Vignol - Entendre encore Danielle Darrieux

Elle chantait fort joliment, Danielle Darrieux, et mieux que ça. Aussi naturellement que son charme piquant illuminait le grand écran. D'ailleurs, de toutes les véritables stars du cinéma français qui possèdent une discographie digne de ce nom (elle fut Grand Prix de l'Académie Charles Cros en 1960), Danielle Darrieux est celle qui, avec Vanessa Paradis, chantait le plus juste. Elle est pourtant celle dont on a oublié les chansons, qu'elle choisissait avec tact.

MARIE D'EPIZON

Nos Enchanteurs - Marie d’Épizon, une sirène dans le bleu de la nuit

..... Là, pour la deuxième fois consécutive, après Les desseins des pensées d’il y a sept ans, Marie d’Épizon fait paroles et musiques communes avec Claude Kintzler, en tandem probant, épatant. Seuls trois titres sont écrits par autres qu’eux : Bernard Joyet (un vibrant et irrésistible exposé sur le portable), Joseph Moalic et Jean-Michel Piton. « Des gens debout qui crient bravo / A la colombe et son rameau / Et font savoir qu’ils sont heureux / J’en veux ». On écoutera avec attention le J’en veux signé par Jean-Michel Piton ; pour l’anecdote autant que la malice on le comparera avec le même J’en veux du même Piton, chanté cette fois par Francesca Solleville : deux versions différentes, celle de Marie d’Épizon avant menues corrections, avant rajout. Toutes deux pareillement soutenues par un accordéon : deux interprétations, l’une en délicatesse, l’autre plus en passion, question de caractère.

TORRETON/LEPREST

C'est déjà ça - Torreton transcendé, Leprest transcendant

Accompagné d'un Yann Perraud ébouriffant, Philippe Torreton rugit les mots de Leprest, donnant une force nouvelle à sa poésie décidément terrassante. Après le Haillan jeudi, le duo était hier à Arcachon.

BAB EL WEST

RFI - Bab El West, rencontre endiablée entre Maroc et Bretagne

Entre folk, soul et pop arabe, le groupe franco-marocain Bab El West ("la porte de l’Ouest") livre un premier album à l’énergie communicative : Douar. Calibrés pour donner du baume au cœur, les dix titres s’enracinent dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc… et sur la Côte de granit rose, en Bretagne. Rencontre avec trois des musiciens du groupe : Habib Farroukh, parolier, guitariste et chanteur, Clément Vallin, bassiste, et Marc Dupont, batteur.

mercredi, 24 mai 2017

Le clip de la semaine - Clara Luciani - Pleure Clara, pleure

L'actualité de la chanson française du 12 au 18 mai

Les artistes de la semaine : Benjamin Biolay, Isabelle Boulay, Clara Luciani, Nicolas Jules, Valerie Amboise, Archimède, Danielle Darrieux.....

La bande-annonce de la semaine : Barbara par Amalric et Balibar

Le clip de la fin de semaine - Leïla Huissoud - On s'connaît depuis longtemps

L'album de la fin de semaine : Isabelle Boulay, En vérité

Le concert de la fin de semaine : Mesparrow & Octave Noire dans Foule Sentimentale (Didier Varrod, France Inter)

BIOLAY

Télérama - Biolay, Volver

.... Un an après son très beau Palermo Hollywood, qui exhalait la moiteur enfiévrée des rues de Buenos Aires, le chanteur continue de marier les sons et les ambiances pour dire les brûlures de la vie et de l'amour. Il alterne ballades mélancoliques et déflagrations urbaines, parenthèses de gravité et titres dansants, tous unis par la chaleur de sa voix de crooner un brin désabusé. Volver est-il pour autant la suite de Palermo Hollywood ? Il s'en fait plutôt l'écho : on entend des vocalises lyriques, le flow tendu de la chanteuse-comédienne Sofia Wilhelmi, ou même le timbre doux de Chiara Mastroianni, partenaire de ¡Encore Encore !, duo sensuel et sexuel dont les va-et-vient rappelleront immanquablement Je t'aime moi non plus — perche de plus pour ceux qui l'associent systématiquement à Gainsbourg.

ISABELLE BOULAY

Le Parisien - Revivez le live et l'interview d'Isabelle Boulay au Parisien

La Québécoise était en direct sur notre page Facebook pour un live exceptionnel. 

Ils ont presque le même nom. Boulay, Biolay. Ces deux là étaient faits pour s'entendre. Et ça fait presque 20 ans que ça dure. Isabelle Boulay, interprète rêvée, voix parfaite. Benjamin Biolay, auteur compositeur réalisateur bouillonnant. Le tandem s'est reformé, une fois de plus, pour le nouvel album de la québécoise «En vérité» qui sort ce vendredi, comme ils le font régulièrement.

VALERIE AMBOISE

Nos Enchanteurs - Valérie Ambroise décédée, tristesse chez Brassens

Si encore les gazettes se fendaient d’un entrefilet, trois quatre lignes pour simplement nous informer de son décès. Mais c’est dans un grand silence que Valérie Ambroise disparaît. Alors, parlons-en. Ambroise ? Seuls les fins amateurs de Brassens savent qui est cette dame, dont pourtant la carrière ne peut uniquement se résumer à l’excellente et intransigeante repreneuse qu’elle fut du chanteur à la pipe, non en en faisant sa propriété, mais… C’est par Brassens qu’adolescente elle se découvre vocation pour la chanson. Elle débute comme interprète en 1961 Chez le marquis, un des nombreux cabarets de la Rive-Gauche qu’elle écume ensuite. Luc Bérimont la programme dans ses émissions radiophoniques, notamment La fine fleur de la Chanson française.

BARBARA/BALIBAR/AMALRIC

C'est déjà ça - Le "Barbara" d'Amalric présenté à Cannes, sortira le 6 septembre

Le film sera présenté en ouverture de la sélection "Un certain regard" et sortira sur les écrans à la rentrée
"Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l’envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle."

CLARA LUCIANI

Télérama - Clara Luciani, Monstre d'amour

Voix grave et souple, faite de brumes et de clartés ; climat mouvant, entre références eighties, sixties, et guitares rock (trois réalisateurs y ont contribué, dont Benjamin Lebeau de The Shoes, et Ambroise Willaume de Revolver). Et surtout, chansons étranges, archi mélancoliques (« Dis-moi pourquoi je sombre dans des eaux, dans des om­bres »), pour ne pas dire angoissantes, comme quand la chanteuse se lance dans une plainte lancinante propre à hanter ceux qui l'écoutent (Pleure, ­Clara pleure).

L'Obs - Clara Luciani, ex-chanteuse du groupe La Femme, nous présente en exclusivité son premier album "Monstre d'amour", dans les bacs le 28 avril prochain. Écoutez son concert acoustique en direct.

NICOLAS JULES

Nos Enchanteurs - Nicolas Jules, noyé sous le bleu des libellules

Ceux qui prennent Nicolas Jules pour un histrion pourront être surpris (désarçonnés ?). Les autres ont déjà deviné la profonde mélancolie cachée sous la blague potache, la bizarrerie de la lubie ; il n’est que d’écouter Une sale odeur ou J’aime la vie à mort.

Avec Crève-silence il réalise un album très différent des précédents, d’une cohérence noire absolue sur ses douze titres. Mais aussi, par son vocabulaire poétique, un opus totalement « nicolajulien » : « Mes tibias courent / Sur le tambour / De ta rue louche / Le diable est à / Mes trousses », la fulgurance des mots assemblés (« Je cherchais (…) la poulie pour mon cœur »), par ses identifiables rythmes musicaux, encore ralentis, amplifiés.

ARCHIMEDE

Baptiste Vignol - Entre deux tours

«On a les dirigeants qu'on mérite, / On se les coltine en mode repeat / Drôle de vie qu'on mène : / Métro, boulot, problèmes» (Je singe le monkey),  «Pardon pour le monde qu'on vous lègue, / Pardon pour les mers un peu deg', / Y avait pas de poubelle à la ronde ! / Pardon pour les plages qu'on bétonne, / Pardon pour les baleines qu'on harponne, / Fallait bien des cosmétiques pour nos blondes…» (Toujours plus con), «J'aurais pu végéter / Jusqu'à devenir une ombre / Mais j'ai préféré finir et te dédier / Cette chanson qu'à ton attention / J'ai nommée “La joie de rompre”» (La joie de rompre).... Des textes carrés qui dépeignent l'époque sur des musiques barrées, rock et pas baroques, Archimède avec MÉHARI survole le salmigondis des fanas de Dutronc, de Renaud, d'Oasis. Et tout ça fait un disque d'enfer (leur quatrième), plein de singles, d'humour et de sens. Comme d'hab.

MARIE ZOO

Nos Enchanteurs - Marie Zoo : mélodies en sous-sol

.... Ces réserves exprimées n’entachent nullement le travail de la chanteuse, auteure, compositeure et co-productrice. Mary Zoo habite chaque « station » explorée de ses vers en rapport avec le lieu : « Arrêtez de m’étouffer / Ma liberté j’vais la garder / J’veux respirer, je veux crier / Sainte-Anne, Sainte-Anne / Qu’est-ce qu’ils vont faire de moi ? » La belle a le bon goût, du côté des catacombes, d’appeler à elle Camille Saint-Saëns. Qui osera dire que ça fait macabre ? Mary s’imprègne des pierres humides, de ces murs a priori tous pareils, chargés d’histoires différentes, au-dessus comme en-dessous. Les musiques planent, les vers sont parfois en suspension, la fascination se mêle à la crainte, « Y’a des rats qui nous bouffent les boyaux / Des cafards qui nous rongent le cerveau ». Passe-murailles, on traverse le temps, s’infiltre dans les fissures, creuse un chemin… La chanson est ici une tête chercheuse : on vous recommande l’expérience.

DANIEL DARRIEUX

Baptiste Vignol - Entendre encore Danielle Darrieux

Elle chantait fort joliment, Danielle Darrieux, et mieux que ça. Aussi naturellement que son charme piquant illuminait le grand écran. D'ailleurs, de toutes les véritables stars du cinéma français qui possèdent une discographie digne de ce nom (elle fut Grand Prix de l'Académie Charles Cros en 1960), Danielle Darrieux est celle qui, avec Vanessa Paradis, chantait le plus juste. Elle est pourtant celle dont on a oublié les chansons, qu'elle choisissait avec tact.

MARIE D'EPIZON

Nos Enchanteurs - Marie d’Épizon, une sirène dans le bleu de la nuit

..... Là, pour la deuxième fois consécutive, après Les desseins des pensées d’il y a sept ans, Marie d’Épizon fait paroles et musiques communes avec Claude Kintzler, en tandem probant, épatant. Seuls trois titres sont écrits par autres qu’eux : Bernard Joyet (un vibrant et irrésistible exposé sur le portable), Joseph Moalic et Jean-Michel Piton. « Des gens debout qui crient bravo / A la colombe et son rameau / Et font savoir qu’ils sont heureux / J’en veux ». On écoutera avec attention le J’en veux signé par Jean-Michel Piton ; pour l’anecdote autant que la malice on le comparera avec le même J’en veux du même Piton, chanté cette fois par Francesca Solleville : deux versions différentes, celle de Marie d’Épizon avant menues corrections, avant rajout. Toutes deux pareillement soutenues par un accordéon : deux interprétations, l’une en délicatesse, l’autre plus en passion, question de caractère.

TORRETON/LEPREST

C'est déjà ça - Torreton transcendé, Leprest transcendant

Accompagné d'un Yann Perraud ébouriffant, Philippe Torreton rugit les mots de Leprest, donnant une force nouvelle à sa poésie décidément terrassante. Après le Haillan jeudi, le duo était hier à Arcachon.

BAB EL WEST

RFI - Bab El West, rencontre endiablée entre Maroc et Bretagne

Entre folk, soul et pop arabe, le groupe franco-marocain Bab El West ("la porte de l’Ouest") livre un premier album à l’énergie communicative : Douar. Calibrés pour donner du baume au cœur, les dix titres s’enracinent dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc… et sur la Côte de granit rose, en Bretagne. Rencontre avec trois des musiciens du groupe : Habib Farroukh, parolier, guitariste et chanteur, Clément Vallin, bassiste, et Marc Dupont, batteur.

lundi, 22 mai 2017

L'actualité de la chanson française du 12 au 18 mai

Les artistes de la semaine : Benjamin Biolay, Isabelle Boulay, Clara Luciani, Nicolas Jules, Valerie Amboise, Archimède, Danielle Darrieux.....

Le clip de la semaine - Clara Luciani - Pleure Clara, pleure

La bande-annonce de la semaine : Barbara par Amalric et Balibar

L'album de la semaine : Benjamin Biolay

BARBARA/BALIBAR/AMALRIC

C'est déjà ça - Le "Barbara" d'Amalric présenté à Cannes, sortira le 6 septembre

Le film sera présenté en ouverture de la sélection "Un certain regard" et sortira sur les écrans à la rentrée
"Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l’envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle."

CLARA LUCIANI

Télérama - Clara Luciani, Monstre d'amour

Voix grave et souple, faite de brumes et de clartés ; climat mouvant, entre références eighties, sixties, et guitares rock (trois réalisateurs y ont contribué, dont Benjamin Lebeau de The Shoes, et Ambroise Willaume de Revolver). Et surtout, chansons étranges, archi mélancoliques (« Dis-moi pourquoi je sombre dans des eaux, dans des om­bres »), pour ne pas dire angoissantes, comme quand la chanteuse se lance dans une plainte lancinante propre à hanter ceux qui l'écoutent (Pleure, ­Clara pleure).

L'Obs - Clara Luciani, ex-chanteuse du groupe La Femme, nous présente en exclusivité son premier album "Monstre d'amour", dans les bacs le 28 avril prochain. Écoutez son concert acoustique en direct.

NICOLAS JULES

Nos Enchanteurs - Nicolas Jules, noyé sous le bleu des libellules

Ceux qui prennent Nicolas Jules pour un histrion pourront être surpris (désarçonnés ?). Les autres ont déjà deviné la profonde mélancolie cachée sous la blague potache, la bizarrerie de la lubie ; il n’est que d’écouter Une sale odeur ou J’aime la vie à mort.

Avec Crève-silence il réalise un album très différent des précédents, d’une cohérence noire absolue sur ses douze titres. Mais aussi, par son vocabulaire poétique, un opus totalement « nicolajulien » : « Mes tibias courent / Sur le tambour / De ta rue louche / Le diable est à / Mes trousses », la fulgurance des mots assemblés (« Je cherchais (…) la poulie pour mon cœur »), par ses identifiables rythmes musicaux, encore ralentis, amplifiés.

BIOLAY

Télérama - Biolay, Volver

.... Un an après son très beau Palermo Hollywood, qui exhalait la moiteur enfiévrée des rues de Buenos Aires, le chanteur continue de marier les sons et les ambiances pour dire les brûlures de la vie et de l'amour. Il alterne ballades mélancoliques et déflagrations urbaines, parenthèses de gravité et titres dansants, tous unis par la chaleur de sa voix de crooner un brin désabusé. Volver est-il pour autant la suite de Palermo Hollywood ? Il s'en fait plutôt l'écho : on entend des vocalises lyriques, le flow tendu de la chanteuse-comédienne Sofia Wilhelmi, ou même le timbre doux de Chiara Mastroianni, partenaire de ¡Encore Encore !, duo sensuel et sexuel dont les va-et-vient rappelleront immanquablement Je t'aime moi non plus — perche de plus pour ceux qui l'associent systématiquement à Gainsbourg.

ISABELLE BOULAY

Le Parisien - Revivez le live et l'interview d'Isabelle Boulay au Parisien

La Québécoise était en direct sur notre page Facebook pour un live exceptionnel. 

Ils ont presque le même nom. Boulay, Biolay. Ces deux là étaient faits pour s'entendre. Et ça fait presque 20 ans que ça dure. Isabelle Boulay, interprète rêvée, voix parfaite. Benjamin Biolay, auteur compositeur réalisateur bouillonnant. Le tandem s'est reformé, une fois de plus, pour le nouvel album de la québécoise «En vérité» qui sort ce vendredi, comme ils le font régulièrement.

VALERIE AMBOISE

Nos Enchanteurs - Valérie Ambroise décédée, tristesse chez Brassens

Si encore les gazettes se fendaient d’un entrefilet, trois quatre lignes pour simplement nous informer de son décès. Mais c’est dans un grand silence que Valérie Ambroise disparaît. Alors, parlons-en. Ambroise ? Seuls les fins amateurs de Brassens savent qui est cette dame, dont pourtant la carrière ne peut uniquement se résumer à l’excellente et intransigeante repreneuse qu’elle fut du chanteur à la pipe, non en en faisant sa propriété, mais… C’est par Brassens qu’adolescente elle se découvre vocation pour la chanson. Elle débute comme interprète en 1961 Chez le marquis, un des nombreux cabarets de la Rive-Gauche qu’elle écume ensuite. Luc Bérimont la programme dans ses émissions radiophoniques, notamment La fine fleur de la Chanson française.

ARCHIMEDE

Baptiste Vignol - Entre deux tours

«On a les dirigeants qu'on mérite, / On se les coltine en mode repeat / Drôle de vie qu'on mène : / Métro, boulot, problèmes» (Je singe le monkey),  «Pardon pour le monde qu'on vous lègue, / Pardon pour les mers un peu deg', / Y avait pas de poubelle à la ronde ! / Pardon pour les plages qu'on bétonne, / Pardon pour les baleines qu'on harponne, / Fallait bien des cosmétiques pour nos blondes…» (Toujours plus con), «J'aurais pu végéter / Jusqu'à devenir une ombre / Mais j'ai préféré finir et te dédier / Cette chanson qu'à ton attention / J'ai nommée “La joie de rompre”» (La joie de rompre).... Des textes carrés qui dépeignent l'époque sur des musiques barrées, rock et pas baroques, Archimède avec MÉHARI survole le salmigondis des fanas de Dutronc, de Renaud, d'Oasis. Et tout ça fait un disque d'enfer (leur quatrième), plein de singles, d'humour et de sens. Comme d'hab.

MARIE ZOO

Nos Enchanteurs - Marie Zoo : mélodies en sous-sol

.... Ces réserves exprimées n’entachent nullement le travail de la chanteuse, auteure, compositeure et co-productrice. Mary Zoo habite chaque « station » explorée de ses vers en rapport avec le lieu : « Arrêtez de m’étouffer / Ma liberté j’vais la garder / J’veux respirer, je veux crier / Sainte-Anne, Sainte-Anne / Qu’est-ce qu’ils vont faire de moi ? » La belle a le bon goût, du côté des catacombes, d’appeler à elle Camille Saint-Saëns. Qui osera dire que ça fait macabre ? Mary s’imprègne des pierres humides, de ces murs a priori tous pareils, chargés d’histoires différentes, au-dessus comme en-dessous. Les musiques planent, les vers sont parfois en suspension, la fascination se mêle à la crainte, « Y’a des rats qui nous bouffent les boyaux / Des cafards qui nous rongent le cerveau ». Passe-murailles, on traverse le temps, s’infiltre dans les fissures, creuse un chemin… La chanson est ici une tête chercheuse : on vous recommande l’expérience.

DANIEL DARRIEUX

Baptiste Vignol - Entendre encore Danielle Darrieux

Elle chantait fort joliment, Danielle Darrieux, et mieux que ça. Aussi naturellement que son charme piquant illuminait le grand écran. D'ailleurs, de toutes les véritables stars du cinéma français qui possèdent une discographie digne de ce nom (elle fut Grand Prix de l'Académie Charles Cros en 1960), Danielle Darrieux est celle qui, avec Vanessa Paradis, chantait le plus juste. Elle est pourtant celle dont on a oublié les chansons, qu'elle choisissait avec tact.

MARIE D'EPIZON

Nos Enchanteurs - Marie d’Épizon, une sirène dans le bleu de la nuit

..... Là, pour la deuxième fois consécutive, après Les desseins des pensées d’il y a sept ans, Marie d’Épizon fait paroles et musiques communes avec Claude Kintzler, en tandem probant, épatant. Seuls trois titres sont écrits par autres qu’eux : Bernard Joyet (un vibrant et irrésistible exposé sur le portable), Joseph Moalic et Jean-Michel Piton. « Des gens debout qui crient bravo / A la colombe et son rameau / Et font savoir qu’ils sont heureux / J’en veux ». On écoutera avec attention le J’en veux signé par Jean-Michel Piton ; pour l’anecdote autant que la malice on le comparera avec le même J’en veux du même Piton, chanté cette fois par Francesca Solleville : deux versions différentes, celle de Marie d’Épizon avant menues corrections, avant rajout. Toutes deux pareillement soutenues par un accordéon : deux interprétations, l’une en délicatesse, l’autre plus en passion, question de caractère.

TORRETON/LEPREST

C'est déjà ça - Torreton transcendé, Leprest transcendant

Accompagné d'un Yann Perraud ébouriffant, Philippe Torreton rugit les mots de Leprest, donnant une force nouvelle à sa poésie décidément terrassante. Après le Haillan jeudi, le duo était hier à Arcachon.

BAB EL WEST

RFI - Bab El West, rencontre endiablée entre Maroc et Bretagne

Entre folk, soul et pop arabe, le groupe franco-marocain Bab El West ("la porte de l’Ouest") livre un premier album à l’énergie communicative : Douar. Calibrés pour donner du baume au cœur, les dix titres s’enracinent dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc… et sur la Côte de granit rose, en Bretagne. Rencontre avec trois des musiciens du groupe : Habib Farroukh, parolier, guitariste et chanteur, Clément Vallin, bassiste, et Marc Dupont, batteur.

dimanche, 21 mai 2017

L'album du jour - Clara Luciani, Monstre d'amour

samedi, 20 mai 2017

Les Inrocks - Clara Luciani, Monstre d'amour

Lauréate du concours InRocKs lab 2016, la très douée Clara Luciani plonge dans le grand bain avec “Monstre d’Amour”.

En marge des dénis pareillement troublants de La La Land s’est développé en France ces dernières années un phénomène de nostalgie rance encore plus répugnant : le Yé-Yé Land. Ainsi voit-on émerger des chanteuses réduites à un seul prénom (pour éviter de mettre la honte à leur famille) sans autre ambition que de s’imposer en cruches friables comme les Sheila des millennials. On l’a toujours dit : variété est quasiment un anagramme d’avarié, et remercions Juliette Armanet, Fishbach et aujourd’hui Clara Luciani de réussir à faire de la chanson populaire sans barboter dans la soupe populaire.

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vendredi, 19 mai 2017

Clara Luciani chante "Monstre d'Amour"


Clara Luciani chante "Monstre d'Amour" par franceinter

L'actualité de la chanson française du 12 au 18 mai

Les artistes de la semaine : Benjamin Biolay, Isabelle Boulay, Clara Luciani, Nicolas Jules, Valerie Amboise, Archimède, Danielle Darrieux.....

La bande-annonce de la semaine : Barbara par Amalric et Balibar

Le clip de la fin de semaine - Leïla Huissoud - On s'connaît depuis longtemps

L'album de la fin de semaine : Isabelle Boulay, En vérité

Le concert de la fin de semaine : Mesparrow & Octave Noire dans Foule Sentimentale (Didier Varrod, France Inter)

BIOLAY

Télérama - Biolay, Volver

.... Un an après son très beau Palermo Hollywood, qui exhalait la moiteur enfiévrée des rues de Buenos Aires, le chanteur continue de marier les sons et les ambiances pour dire les brûlures de la vie et de l'amour. Il alterne ballades mélancoliques et déflagrations urbaines, parenthèses de gravité et titres dansants, tous unis par la chaleur de sa voix de crooner un brin désabusé. Volver est-il pour autant la suite de Palermo Hollywood ? Il s'en fait plutôt l'écho : on entend des vocalises lyriques, le flow tendu de la chanteuse-comédienne Sofia Wilhelmi, ou même le timbre doux de Chiara Mastroianni, partenaire de ¡Encore Encore !, duo sensuel et sexuel dont les va-et-vient rappelleront immanquablement Je t'aime moi non plus — perche de plus pour ceux qui l'associent systématiquement à Gainsbourg.

ISABELLE BOULAY

Le Parisien - Revivez le live et l'interview d'Isabelle Boulay au Parisien

La Québécoise était en direct sur notre page Facebook pour un live exceptionnel. 

Ils ont presque le même nom. Boulay, Biolay. Ces deux là étaient faits pour s'entendre. Et ça fait presque 20 ans que ça dure. Isabelle Boulay, interprète rêvée, voix parfaite. Benjamin Biolay, auteur compositeur réalisateur bouillonnant. Le tandem s'est reformé, une fois de plus, pour le nouvel album de la québécoise «En vérité» qui sort ce vendredi, comme ils le font régulièrement.

VALERIE AMBOISE

Nos Enchanteurs - Valérie Ambroise décédée, tristesse chez Brassens

Si encore les gazettes se fendaient d’un entrefilet, trois quatre lignes pour simplement nous informer de son décès. Mais c’est dans un grand silence que Valérie Ambroise disparaît. Alors, parlons-en. Ambroise ? Seuls les fins amateurs de Brassens savent qui est cette dame, dont pourtant la carrière ne peut uniquement se résumer à l’excellente et intransigeante repreneuse qu’elle fut du chanteur à la pipe, non en en faisant sa propriété, mais… C’est par Brassens qu’adolescente elle se découvre vocation pour la chanson. Elle débute comme interprète en 1961 Chez le marquis, un des nombreux cabarets de la Rive-Gauche qu’elle écume ensuite. Luc Bérimont la programme dans ses émissions radiophoniques, notamment La fine fleur de la Chanson française.

BARBARA/BALIBAR/AMALRIC

C'est déjà ça - Le "Barbara" d'Amalric présenté à Cannes, sortira le 6 septembre

Le film sera présenté en ouverture de la sélection "Un certain regard" et sortira sur les écrans à la rentrée
"Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l’envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle."

CLARA LUCIANI

Télérama - Clara Luciani, Monstre d'amour

Voix grave et souple, faite de brumes et de clartés ; climat mouvant, entre références eighties, sixties, et guitares rock (trois réalisateurs y ont contribué, dont Benjamin Lebeau de The Shoes, et Ambroise Willaume de Revolver). Et surtout, chansons étranges, archi mélancoliques (« Dis-moi pourquoi je sombre dans des eaux, dans des om­bres »), pour ne pas dire angoissantes, comme quand la chanteuse se lance dans une plainte lancinante propre à hanter ceux qui l'écoutent (Pleure, ­Clara pleure).

L'Obs - Clara Luciani, ex-chanteuse du groupe La Femme, nous présente en exclusivité son premier album "Monstre d'amour", dans les bacs le 28 avril prochain. Écoutez son concert acoustique en direct.

NICOLAS JULES

Nos Enchanteurs - Nicolas Jules, noyé sous le bleu des libellules

Ceux qui prennent Nicolas Jules pour un histrion pourront être surpris (désarçonnés ?). Les autres ont déjà deviné la profonde mélancolie cachée sous la blague potache, la bizarrerie de la lubie ; il n’est que d’écouter Une sale odeur ou J’aime la vie à mort.

Avec Crève-silence il réalise un album très différent des précédents, d’une cohérence noire absolue sur ses douze titres. Mais aussi, par son vocabulaire poétique, un opus totalement « nicolajulien » : « Mes tibias courent / Sur le tambour / De ta rue louche / Le diable est à / Mes trousses », la fulgurance des mots assemblés (« Je cherchais (…) la poulie pour mon cœur »), par ses identifiables rythmes musicaux, encore ralentis, amplifiés.

ARCHIMEDE

Baptiste Vignol - Entre deux tours

«On a les dirigeants qu'on mérite, / On se les coltine en mode repeat / Drôle de vie qu'on mène : / Métro, boulot, problèmes» (Je singe le monkey),  «Pardon pour le monde qu'on vous lègue, / Pardon pour les mers un peu deg', / Y avait pas de poubelle à la ronde ! / Pardon pour les plages qu'on bétonne, / Pardon pour les baleines qu'on harponne, / Fallait bien des cosmétiques pour nos blondes…» (Toujours plus con), «J'aurais pu végéter / Jusqu'à devenir une ombre / Mais j'ai préféré finir et te dédier / Cette chanson qu'à ton attention / J'ai nommée “La joie de rompre”» (La joie de rompre).... Des textes carrés qui dépeignent l'époque sur des musiques barrées, rock et pas baroques, Archimède avec MÉHARI survole le salmigondis des fanas de Dutronc, de Renaud, d'Oasis. Et tout ça fait un disque d'enfer (leur quatrième), plein de singles, d'humour et de sens. Comme d'hab.

MARIE ZOO

Nos Enchanteurs - Marie Zoo : mélodies en sous-sol

.... Ces réserves exprimées n’entachent nullement le travail de la chanteuse, auteure, compositeure et co-productrice. Mary Zoo habite chaque « station » explorée de ses vers en rapport avec le lieu : « Arrêtez de m’étouffer / Ma liberté j’vais la garder / J’veux respirer, je veux crier / Sainte-Anne, Sainte-Anne / Qu’est-ce qu’ils vont faire de moi ? » La belle a le bon goût, du côté des catacombes, d’appeler à elle Camille Saint-Saëns. Qui osera dire que ça fait macabre ? Mary s’imprègne des pierres humides, de ces murs a priori tous pareils, chargés d’histoires différentes, au-dessus comme en-dessous. Les musiques planent, les vers sont parfois en suspension, la fascination se mêle à la crainte, « Y’a des rats qui nous bouffent les boyaux / Des cafards qui nous rongent le cerveau ». Passe-murailles, on traverse le temps, s’infiltre dans les fissures, creuse un chemin… La chanson est ici une tête chercheuse : on vous recommande l’expérience.

DANIEL DARRIEUX

Baptiste Vignol - Entendre encore Danielle Darrieux

Elle chantait fort joliment, Danielle Darrieux, et mieux que ça. Aussi naturellement que son charme piquant illuminait le grand écran. D'ailleurs, de toutes les véritables stars du cinéma français qui possèdent une discographie digne de ce nom (elle fut Grand Prix de l'Académie Charles Cros en 1960), Danielle Darrieux est celle qui, avec Vanessa Paradis, chantait le plus juste. Elle est pourtant celle dont on a oublié les chansons, qu'elle choisissait avec tact.

MARIE D'EPIZON

Nos Enchanteurs - Marie d’Épizon, une sirène dans le bleu de la nuit

..... Là, pour la deuxième fois consécutive, après Les desseins des pensées d’il y a sept ans, Marie d’Épizon fait paroles et musiques communes avec Claude Kintzler, en tandem probant, épatant. Seuls trois titres sont écrits par autres qu’eux : Bernard Joyet (un vibrant et irrésistible exposé sur le portable), Joseph Moalic et Jean-Michel Piton. « Des gens debout qui crient bravo / A la colombe et son rameau / Et font savoir qu’ils sont heureux / J’en veux ». On écoutera avec attention le J’en veux signé par Jean-Michel Piton ; pour l’anecdote autant que la malice on le comparera avec le même J’en veux du même Piton, chanté cette fois par Francesca Solleville : deux versions différentes, celle de Marie d’Épizon avant menues corrections, avant rajout. Toutes deux pareillement soutenues par un accordéon : deux interprétations, l’une en délicatesse, l’autre plus en passion, question de caractère.

TORRETON/LEPREST

C'est déjà ça - Torreton transcendé, Leprest transcendant

Accompagné d'un Yann Perraud ébouriffant, Philippe Torreton rugit les mots de Leprest, donnant une force nouvelle à sa poésie décidément terrassante. Après le Haillan jeudi, le duo était hier à Arcachon.

BAB EL WEST

RFI - Bab El West, rencontre endiablée entre Maroc et Bretagne

Entre folk, soul et pop arabe, le groupe franco-marocain Bab El West ("la porte de l’Ouest") livre un premier album à l’énergie communicative : Douar. Calibrés pour donner du baume au cœur, les dix titres s’enracinent dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc… et sur la Côte de granit rose, en Bretagne. Rencontre avec trois des musiciens du groupe : Habib Farroukh, parolier, guitariste et chanteur, Clément Vallin, bassiste, et Marc Dupont, batteur.