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mercredi, 18 mars 2020

Nos Enchanteurs - Lise, Valentin, Vladimir : le plan de rêve à trois

7 mars 2020, Liège, chez Phil et Gene,

La salle qui accueille le spectacle est certes réduite. Le couple de doux dingues qui nous accueille, Philippe et Geneviève, férus de jazz comme de chanson française, a évacué table et canapé, disposé quarante chaises autour du coin de la pièce qui fera office de scène, prévu de quoi boire (on est en Belgique quand même !) et se sustenter après le concert… Que d’efforts, mais pour quel beau résultat ! Leurs quarante invités n’auront certes pas eu à regretter cette magnifique soirée de convivialité et de camaraderie.

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Hexagone - Lise Martin & Valentin Vander – Presque un cri

A l’occasion de sa vingt-cinquième édition, du 27 juillet au 1er août 2019, le festival Barjac m’en chante programmait Presque un cri, spectacle de Lise Martin et Valentin Vander conçu à partir des chansons de l’artiste russe Vladimir Vissotsky, aux textes interdits et aux concerts clandestins. Ils évoquent ce projet original et fort.

mardi, 17 mars 2020

Nornert Gabriel - Michel Korb Lemarque à l’Essaïon..

Dans les chansons de Francis Lemarque, on trouve toujours en filigrane le regard malicieux et tendre d’un gavroche de la rue de Lappe, jamais résigné, il ne capitule jamais devant les arias du quotidien, et les escamote d’un revers de casquette parce que demain est un autre jour, et le début de quelque chose qui pourrait être bien. Quand il voyage c’est pour rendre visite à son copain d’Pékin, et moi, du haut de mes 10/11 ans, j’ai visité Pékin avec lui. Pas mal d’années plus tard j’ai refait ce voyage, sans nostalgie doucereuse, avec Michel Roland et Romain,  comme avec des copains de cour d’école, ou de parties de billes, qui ont chanté et joué avec cette grâce dépouillée de tout artifice, pour mieux entendre les mots et la musique… L’accordéon et l’accordina de Romanelli, la guitare de Vuillemin se sont fiancés pour mettre le juste décor musical, pour illustrer avec tendresse et sourire ces paysages du Paris de légende, de Prévert et Doisneau… ou de Paul Grimault (Le Roi et l’oiseau) ou de Trauner tant les belles lumières composaient des tableaux colorés d’une qualité rare, en parfaite harmonie avec le lieu..

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lundi, 16 mars 2020

Norbert Gabriel - Lili&Thierry et moi et moi …

Qui ai-je poursuivi de mes assiduïtés photographiques pendant 12 ans dans plus de 15 salles parisiennes, et parfois plusieurs fois dans le même Ciné13/Théâtre Lepic.. De l’Olympic Café, au Lavoir Moderne Parisien à l’Olympia en passant par le Limonaire et le Café de la Danse, l’Espace Jemmapes, la Boule Noire et les Trois Baudets, le bateau El Alamein et le Zèbre de Belleville, l’Européen, le Musée des Arts forains…

La réponse est dans la photo … Je suis amoureux de ces deux-là, de leur talent qui rend heureux les spectateurs qui les suivent ou les découvrent. Et ça a commencé en 2008 …

Il en est des spectacles comme ces arrêts de train, dans un gare inconnue, où on passera un moment agréable, mais assez vite oublié. Et puis, il y a les étapes qui marquent le souvenir d’un cachet particulier, d’une tendresse ou d’un bonheur qui restent vivants, brillants. Qui continuent à scintiller sans éclipse. Comme cette soirée à l’Olympic Café, avec Lili Cros et Thierry Chazelle.

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mardi, 25 février 2020

We Cult ! Spectacle. “Les Souliers Rouges” enchantent les Folies Bergère

Spectacle. Écrit par Marc Lavoine d’après l’œuvre de Hans Christian Andersen, le conte musical “Les Souliers Rouges” se joue jusqu’en avril aux Folies Bergère, porté par les voix de trois jeunes chanteurs, Loryn Nounay, Benjamin Siksou et Guilhem Valayé entourés de danseurs classiques. 

Marc Lavoine: “Depuis longtemps, j’avais envie d’écrire un conte musical, comme un rêve. Un jour, Jean-Paul Goude m’a suggéré le conte d’Andersen, l’histoire d’une danseuse d’opéra obligée de choisir entre l’amour et sa passion pour la danse. J’ai été totalement séduit par cette tragédie”

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lundi, 24 février 2020

Claude Févre - Ben Herbert Larue, « C’est pour l’amour, pas pour la gloire *»

Disons-le tout net en préambule : le concert du trio Ben Herbert Larue, ici et maintenant dans un tel lieu, c’est cadeau ! Près de 200 places gratuites, un dimanche à 16 h, c’est cadeau ! C’est rendre accessible l’un des plus émouvants chanteurs d’aujourd’hui, sur la belle scène de l’auditorium de la médiathèque José Cabanis. Pas moins de 30 m2 toute habillée de bois clair. C’est assurément offrir une découverte, dans les meilleures conditions, aux habitués de la médiathèque qui n’ont pas boudé leur plaisir, croyez-le !

Il est vrai que ce trio offre le meilleur, arrangements instrumentaux (clavier, trompette, accordéon, contrebasse) présence scénique, et  surtout textes auxquels la voix du chanteur, ses graves et son grain,  ajoutent une indéniable profondeur. Pas étonnant qu’il ait chanté en première partie de Arthur H, Thomas Dutronc, Yves Jamait, Christian Olivier. Il est incontestablement de cette trempe là !

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dimanche, 23 février 2020

Nos Enchanteurs - All.b faux défaut, vraie liberté

18 janvier 2020, le Petit Duc, Aix-en-Provence, co-plateau avec Jérémie Bossone

Découverts en décembre 2018 par l’équipe du Petit-Duc à La petite scène, scène ouverte aux jeunes talents, voici venir après Jérémie Bossone ce groupe d’Aix-Marseille à l’énergie rock qui sous-titre son spectacle « Défaut de fabrication ». Entendre qu’il ambitionne de laisser « des brèches ouvertes à l’inattendu ».

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samedi, 22 février 2020

Nos Enchanteurs - Jérémie Bossone, le héros magnifique

18 janvier 2020, le Petit Duc, Aix en Provence, co-plateau avec All.b

Je me suis toujours demandée l’effet que pouvait produire Bossone à la première rencontre sur scène, alors qu’on n’a jamais rien vu ni écouté de lui. Ce qui est le cas de beaucoup dans cette salle du midi où peu le connaissent. Peut-être un état de sidération, la passion ou le rejet, tant l’artiste est loin des produits formatés dont on nous lessive les oreilles. M’attendant à le voir en duo avec son frère Benjamin, une crainte s’est emparée de moi un instant. Bien vite dissipée dès qu’il a eu commencé. Jérémie Bossone, seul au milieu de son rond de lumière, droit, tendu derrière sa guitare taguée, avec cette voix à nulle autre pareille, tantôt douce, tantôt âpre, grimpant dans les hauteurs, occupe d’emblée toute la scène. Même immobile, la tension, la vibration qui en émane, les expressions de son visage sont déjà mouvement. La présence physique et musicale d’un Jagger, d’un Bowie, qui auraient lu tout Villon, Cervantes, Rimbaud, Brassens ou Ferré… Mixé à la moulinette du manga ou du jeu vidéo. La salle reste bouche bée, suspendue à ses lèvres. Sa guitare acoustique lui est orchestre de rock.

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mercredi, 19 février 2020

Claude Fèvre - La Pietà, Bas les masques !

La Pietà, c’est une boxeuse, une catcheuse, une horripilante coléreuse, une vilaine qui se permet – du moins dans ses textes –  tout ce que l’on interdit aux filles depuis des lustres…

Voilà, direz-vous, qu’il pleut encore des hyperboles pour évoquer cette chanteuse à laquelle on vous défie de résister. La presse en abonde jugez un peu :

« Outsider, brutale, fatale, un cri primal qui a bousculé et déstabilisé le public et les professionnels. »  Didier Varrod/ France Inter – « Une œuvre condamnée à régner. » Longueur d’ondes – « Une punk-rappeuse aux textes peu conformistes. » – Le Monde – « La Pietà croise la rage du punk et la verve du rap, c’est une boule d’énergie qui boxe avec les mots et les sons. » – Tsugi – « La Pietà griffe de sa plume acérée avec son rap mâtiné de punk qui ne mâche pas ses mots. » – Culture Box… Et nous aimons beaucoup cette présentation –ci  qui pourtant date un peu, du temps où elle s’expliquait sur son retour dans le monde de la musique, sur son masque blanc de chat pour échapper au passé d’une « jolie chanteuse pop, signée sur une grosse maison de disque » 

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mardi, 18 février 2020

Nos Enchanteurs - Lumineuse Louise O’sman

6 février 2020, Le Petit Duc, Aix-en-Provence,

Solo d’accordéon. Entre la chanteuse et le piano à bretelles, c’est déjà une longue histoire d’amour, elle a grandi avec… S’élève une voix douce et grave, « C’est une terre habitée, balayée par les vents des hommes / Un pays sans nom qui appartient à personne », des mots qui donnent le ton du concert, qu’on devine dense, profond, âpre un peu sans doute… C’est ce regard-là qui sera porté sur le monde et, en miroir, on la regarde d’autant mieux, fine silhouette cachée par l’accordéon, long visage expressif aux grands yeux et large sourire, une légère retenue qu’on imagine entière et passionnée.

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lundi, 17 février 2020

Claude Févre - J’ai mangé du Jacques, chansons à déguster sans modération

Parmi les salles partenaires du festival Détours de Chant, il y a ce petit théâtre de Colomiers, à l’ouest de Toulouse, devenu trop petit pour l’appétit de ses fidèles curieux… Un petit théâtre comme ceux que  chante Corentin Grellier « ces petits lieux, ces endroits de poésie, où les gens peuvent se rencontrer et se raconter » et dont il faut prendre grand soin. Quoi de plus évident que d’y assister à l’un de ces spectacles théâtralisés que la Chanson sait inventer pour naître et renaître dans le cœur de ses amoureux… Un spectacle qui vous promène dans nos souvenirs, dans ces chansons du quotidien qui ont tissé notre décor sonore sans même que nous le choisissions, qui ont nourri nos imaginaires… C’est de cette nourriture là dont il est question ce soir…

Les duettistes, Julie Autissier et Raphaël Callandreau entrent en scène en forçant le trait.  Ils mâchouillent, déglutissent en s’emparant du plateau où les attentent leurs instruments, les micros… Leur tenue de scène, la cravate rouge pour lui, la petite robe noire de circonstance, la ceinture et les talons rouge pour elle, la rondeur si gracieuse et  si avenante de sa silhouette de Betty Boop, leur connivence qui s’installe d’emblée, la musique du générique du film Mon oncle de Jacques Tati que nous aimons tant, tout, oui, tout nous invite à déguster… L’appétit nous vient…

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jeudi, 13 février 2020

Claude Févre - Murielle Holtz et Marion Cousineau, « On fait des grimaces, on cajole, on taquine *»

On le devine, les programmateurs de Détours de Chant ont a cœur de faire la part belle – et équitable ! – aux femmes… Après les solos des « frères de plume »  JePh et Laurent Berger que nous évoquions hier, voici ceux de Murielle Holtz et de Marion Cousineau que l’on peut réunir sous la délicieuse appellation empruntée à la première : « soliphonies », néologisme aux sonorités gracieuses et pleines de promesses.

Depuis mardi soir Murielle Holtz remplit sans mal le théâtre du Grand Rond à l’heure de l’apéritif et de leur habituel apéro-concert. Ici, c’est le bouche à oreilles qui fait son office. Avant même d’être dans la salle, nous savions qu’elle ravit les spectateurs. Ils disent à l’envi le plaisir partagé avec une chanteuse aux talents multiples.

La voici qui  avance vers la scène parmi nous, petite silhouette brune, conquérante en diable.  Elle aime la scène, elle y est chez elle, on le devine à la seconde ! Elle gagne son clavier, fredonne. Elle a rendez-vous avec nous, « plein de notes dans la tête »… Alors ça commence très jazzy, très joyeux … La, la, la…

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