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mercredi, 06 septembre 2017

L'actualité de la chanson française du 15 au 31 août

Le clip de la semaine : Camille - Seeds

L'album de la semaine : François Corbier, Preque parfait

Les artistes de la semaine en vidéo : François Corbier, Motivés!, Bernhari, Marine Futin

Colette Magnyfique du 6 au 21 octobre 2017 - Paris/Montreuil

BERNHARI

RFI - Bernhari, romantique écorché

La pop vaporeuse et mélancolique du Québécois Bernhari monte très haut en altitude et en extase. Signé cet été par Arista, un des labels de Sony France, Bernhari publiera à l'automne un EP qui puisera dans ses deux excellents albums déjà sortis du côté de la Belle-Province.

Cela fait quelques mois qu'on le suit de près : une prestation lors du dernier Coup de cœur francophone à Montréal, un show case au Divan du monde à Paris et un concert au festival de Tadoussac. À chaque fois, un emballement décuplé à son égard. Même emphase scintillante, même intimité tumultueuse. Et la sensation tenace que ce garçon-là n'est pas de la race des tièdes.

MOTIVES

Longueur d'ondes - Motivés, Vent debout

Deux décennies plus tard, Les Motivés remettent le couvert et pensent bien changer l’avenir pendant qu’il en est encore temps. À la fois groupe et mouvement citoyen appelant l’individu à se réapproprier son destin politique, que reste-t-il aujourd’hui des braises sur lesquelles souffla ce vent de démocratie avant le cataclysme du 1er tour de la présidentielle en 2002 ? Mouss du groupe Zebda éclaire notre lanterne à ce sujet.

MARINE FUTIN

Marine Futin - Le 21 septembre, à A Thou Bout d'Chant

Energique et rafraîchissante, Marine Futin présente son tout premier album "Qui danse", dont elle est compositrice, chanteuse et guitariste.

Nouvelle venue sur la scène pop francophone internationale, Marine Futin s’inscrit dans une lignée rare des chanteuses qui attachent autant d’importance aux textes qu’aux accompagnements. Elle propose un répertoire totalement acoustique et fondamentalement moderne.

Marine Futin – Qui danse

La Bisontine Marine Futin est une expatriée. De New York où elle habite depuis trois ans, elle envoie, via Facebook, des tranches de sa vie américaine, faite de concerts… et de compositions. Elle publie aujourd’hui son premier album, Qui danse, des paroles en français, piquantes ou mélancoliques, qui se lovent dans des ambiances jazzy.

CORBIER

Chat 20 minutes - François Corbier: «Mon nouvel album est dédié à mon camarade Cabu»

Mon nouvel album semble mieux accueilli que les précédents. Il semble qu’on accepte que je ne m’adresse plus aux enfants.

Je me suis entouré de musiciens de grande qualité: Eric Gombart, David Gorthcinski, Alain Chapelain, Matchito et la prise de son a été réalisée par Patrick Balbin. 

À ce jour je n’ai eu que des compliments pour ce nouveau CD, du coup je suis déjà sur un futur nouvel album!

BARBARA

Télérama - En exclusivité : un inédit de Barbara, tiré de son album perdu “Lily Passion” !

Cette chanson-là, personne ne l’a encore entendue. En tout cas pas comme ça : “Bizarre”, déambulation à l’esprit jazz et enfumé, est extrait de l’album studio de “Lily Passion”, resté inédit depuis 32 ans. Il sortira le 6 octobre, enfin ! En attendant, découvrez cette chanson, en avant-première, pour Télérama. 

MARC ROBINE

Fred Hidalgo - Le colporteur de chansons

Il y a des dates impossibles à oublier : le 26 août 2003 est de celles-là qui marquait, avec la disparition de notre ami et collaborateur Marc Robine (à l’âge seulement de 52 ans), une perte irréparable pour la chanson française. Les médias n’en parleront pas davantage cette année que les précédentes, le « métier » restera fort discret à son sujet, mais les uns et les autres – du moins les vrais « pros » – savent combien la collectivité nationale est redevable à Marc Robine de son action sans pareille de préservation de notre patrimoine chansonnier.

LES INROCKS

Baptiste Vignol - Souchon les a tué

30 août 2017. Dix ans que ce blog palpite, jour pour jour. La parution récente d’un hors-série des Inrockuptibles consacré aux « 100 meilleurs albums français » fournit donc l'opportunité de marquer cet anniversaire. Car la musique made in France (chanson, rap, rock, électro, pop et tout ça) vue par les Inrocks, ça doit pouvoir susciter quelques lignes tant le magazine cultive pour la variété française un mépris tenace qu’il tempère à coups de postures démagogiques et d'élans fleurant bon le snobisme absolu d’un certain « épicentre parisien » dont parlait Étienne Roda-Gil. La rédaction des Inrocks vient ainsi de consacrer comme disque roi de son « top ultime » MELODY NELSON du dieu Gainsbourg.

ANNE SYLVESTRE

Télérama - Anne Sylvestre : “Dès le début, j’ai posé un problème”

Ses “Fabulettes” poétiques ont marqué des générations d’enfants. Mais Anne Sylvestre est surtout une auteure visionnaire, profondément humaine, dont les textes pour adultes, injustement méconnus, sont parmi les plus beaux du répertoire français. Nous l’avons rencontrée avant qu’elle ne fête en octobre soixante ans de chanson sans concessions.

ISABELLE AUBRET

Baptiste Vignol - Grande dame

Isabelle Aubret. Sa voix séraphique, comme l’écrit Alister pour parler, dans Schnock, de son interprétation de la chanson C’est ainsi que les choses arrivent, musique de Michel Colombier, texte de Charles Aznavour, dans le générique final d’Un flic de Jean-Pierre Melville. Voix d’ange ou de sirène, scandaleusement ignorée par les tenants du bon goût qui, n’ayant jamais écouté CASA FORTE, son 33 tours culte de 1971 dans lequel elle s’abandonnait au souffle de la bossa brésilienne, n’ont qu’Édith Piaf, Juliette Gréco et Nana Mouskouri à la bouche pour évoquer les immenses interprètes féminines de la chanson francophone. 
 
HELENE MARTIN
 

C’était le 24 Décembre 2016, avec un flash back sur les chansons et les artistes qui laissent une trace tatouée à vie dans la mémoire… Bien sûr avant il y avait eu Tino Rossi et Petit papa Noêl, Luis Mariano et Mexico-ooo, et surtout Stéphane Golmann et ses Actualités, chantées par Montand, accompagné par la guitare de Crolla… C’était l’enfance… Avec Hélène Martin, j’avais  grandi… Et aujourd’hui, c’est l’occasion de retrouver quelques unes des très belles pages de chansons dont j’ai parfois du mal à retrouver l’équivalent aujourd’hui… Hélène Martin  est chez EPM.. Et Puis Martin, c’est bien ça ?

MELISSMELL

Le blog du doigt dans l'oeil - Musicalarue : rencontre avec Melissmell

Quelques premières nappes de clavier sobres moutonnant sur un jeu de batterie acéré et de guitare discrète, c’est face aux applaudissements du public que malgré l’absence imprévue d’un des deux guitaristes, l’artiste Melissmell et ses trois musiciens abordaient la scène du Théâtre de Verdure samedi 12 aout, pour y faire monter une crue d’émotions contraires, plus turbulentes les unes que les autres, propres à commotionner le cœur. Certes, Melissmell n’est pas de celles et ceux que l’on vient écouter par hasard, tant l’artiste a esquissé tôt les couleurs de son monde et profilé le sens de son chemin. Pourtant un festival comme Musicalarue reste un lieu privilégié offrant l’occasion de découvrir des artistes auxquels on ne prend pas toujours le temps de s’intéresser autrement.

BURGALAT

Baptiste Vignol - Chanteur obscur?

... Sorti en mai, LES CHOSES QU’ON NE PEUT DIRE À PERSONNE, doit être son six ou septième album studio. Un disque longue durée, 67'48, composé de dix neuf titres, dont six splendides plages instrumentales (Tombeau pour David Bowie…) – les deux premières lançant l’échappée pour 6’50 d’ouverture sans blabla! Inimaginable ailleurs. Mais il faut signaler que l'homme aux lunettes seventies dirige son propre label, Tricatel, depuis 1995. Ces chansons neuves sont pour neuf d'entre elles « parolées » (comme dirait McNeil) par d’autres auteurs, compagnons de voyages et de poésie blanche, épineuse et lucide.

SOUCHON

Un été en Souchon. "Rio Grande" par Eddy Mitchell (1993)

Alain Souchon a souhaité que l'on parle aujourd'hui d'une histoire très française, quelque part en Amérique ou en Alsace. Et d'un chanteur qui n'est pas si loin de lui...

Un été en Souchon. "Ta douleur", par Camille (2005)

L’incroyable forme inventée par Camille impressionne Alain Souchon.

Un été en Souchon. "Salut les amoureux" par Joe Dassin (1972)

Le choix du jour d'Alain Souchon: un des plus grands classiques créés par Joe Dassin, avec des paroles de Claude Lemesle.

Un été en Souchon. "Vies monotones" par Gérard Manset (1984)

Tout l’été, Alain Souchon choisit des chansons qui le fascinent ou qu’il admire. Et, ensemble, nous explorons leur histoire, leur résonnance dans notre mémoire, l’épopée de leurs créateurs. Mardi, "Vies monotones" de Gérard Manset. 

Un été en Souchon. "Filles faciles" par Jean-Jacques Goldman (1987)

Alain Souchon a choisi une chanson émouvante et fraternelle de son ami Jean-Jacques Goldman.

Un été en Souchon. "Ordinaire" par Robert Charlebois (1971)

Alain Souchon évoque aujourd’hui son ami du Québec qui parle crument les questions que se pose un chanteur populaire.

Un été en Souchon. "Si on chantait" par Julien Clerc (1972)

En évoquant un des plus grands classiques de Julien Clerc, Alain Souchon rend hommage à un grands paroliers français, Etienne Roda-Gil.

vendredi, 25 août 2017

Le blog du doigt dans l'oeil : Hélène Martin

C’était le 24 Décembre 2016, avec un flash back sur les chansons et les artistes qui laissent une trace tatouée à vie dans la mémoire… Bien sûr avant il y avait eu Tino Rossi et Petit papa Noêl, Luis Mariano et Mexico-ooo, et surtout Stéphane Golmann et ses Actualités, chantées par Montand, accompagné par la guitare de Crolla… C’était l’enfance… Avec Hélène Martin, j’avais  grandi… Et aujourd’hui, c’est l’occasion de retrouver quelques unes des très belles pages de chansons dont j’ai parfois du mal à retrouver l’équivalent aujourd’hui… Hélène Martin  est chez EPM.. Et Puis Martin, c’est bien ça ?

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mercredi, 05 avril 2017

Esprits Nomades - Hélène Martin Un feu qui ne s’éteint pas

Hélène Martin ne chante pas pour passer le temps, mais pour dessiner sur le givre de nos jours les floraisons des poètes qu’elle a tant servies et tant aimées.

Et ces airs qu’on ne pouvait entendre sans elle, « sans que le cœur battît et que le sang fût en feu, sans que le feu reprît comme un cœur sous la cendre et l’on savait enfin pourquoi le ciel est bleu » (Aragon, Santa Espina), ces airs découverts au travers de sa voix de feu sont encore en nous et ne pourront s’éteindre, tant ils nous étreignent.

Dans un monde précaire, poignardé par l’insignifiance Hélène Martin nous a dit l’essentiel. Elle vint très tôt à notre rencontre, dès 1967, par quelques textes à jamais gravés dans nos écorces : Le condamné à mort de Jean Genet, Le feu de Louis Aragon sont devenus nos étoiles qui fleurissent notre rosée.

Elle a ouvert les portes de la poésie a beaucoup, et son enregistrement culte « Hélène Martin chante les poètes chez Adés de 1980 nous a mis en amitié et en amour « à perdre la raison », en sus d’Aragon et Genet avec Pablo Neruda, Lucienne Desnoues, Jules Supervielle, Louise Labé, Philippe Soupault… Sa voix chaude, ses musiques habits de pluie pour les mots des autres ont rendu sonores leurs mots.

En ce temps-là la poésie était terre étrangère et la chanson à textes, un avatar particulier, que l’on tenait cachée dans les combles de l’indifférence, car tout devait être divertissement.

Hélène Martin et sa guitare ont pris les mots par la main et le printemps redevenait possible.

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mardi, 04 avril 2017

Hélène Martin - Le feu (Aragon) - Fine Fleur 1967

samedi, 01 avril 2017

L'album de la semaine - Virage à 80 (Théâtre des Bouffes du Nord) par Hélène Martin, Jean Cohen Solal

jeudi, 19 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

L'album du jour : Je est un nous par David Sire

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

mercredi, 18 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

mardi, 17 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

lundi, 16 janvier 2017

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

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L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.