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mardi, 29 octobre 2019

L'actualité de la chanson française du 18 au 25 octobre

Les artistes de la semaine : Alain Souchon, Véronique Pestel, Souad Massi, Ilia, Izia, Ali Danel, Alambic

L'album de la semaine : Alain Souchon, Ames fifties

Le clip de la semaine : Alain Souchon - Presque

ALAIN SOUCHON

Victor Hache - Alain Souchon: “Avec les fifties, je découvrais le monde”

L’interprète de “Foule sentimentale” revient avec “Âme fifties”. Un album aux élégantes ballades pop-folk dans lequel le chanteur âgé de 75 ans, pose un regard teinté de nostalgie sur les années 1950, avant son retour sur scène au Dôme de Paris du 14 au 17 novembre.

Onze ans après son dernier album “Ecoutez d’où ma peine vient”, cinq ans après son album duo avec Laurent Voulzy, Alain Souchon revient avec l’exquis “Âme fifties”. Un album dans lequel ce tendre rêveur qu’est l’auteur de “Foule sentimentale” ou “J’ai dix ans“, pose un regard teinté de nostalgie sur les années 1950 qui l’ont vu grandir. Un registre sensible aux élégantes ballades pop-folk, où l’on se promène de Lille (“Presque”) au Crotoy en passant par les ambiances de blues noir américain (“Ronsard Alabama”). Dix chansons où Souchon s’émeut de l’inégalité culturelle entre Paris et la banlieue (“Ici et là”), observe la France avec ses lumières mais aussi ses souffrances quand une usine est vendue  (“Un terrain en pente”).

Libé - «Ame fifties», un Souchon sachant si bien souchonner *

Dans son quinzième album studio, l’ancien prodige de la «nouvelle chanson française» donne encore de jolis signes de son éternelle jouvence.

Tant il a fait de l’art d’effleurer (les choses de la vie, les jambes des femmes ou les sujets qui fâchent) un mode de respiration vital, n’attendons pas d’Alain Souchon, à 75 ans, qu’il se mette à enfoncer des clous. On l’imagine peu doué en bricolage, le Duduche rive gauche. On le préfère en ambassadeur des sentiments qui flanchent, le genre de gars qui panse à notre place, allô maman bobo à vie, ralentisseur naturel de pouls quand le monde autour s’emballe à faire suffoquer.

France Info - Alain Souchon sort son nouvel album "Âme Fifties", souvenirs des années cinquante d'un chanteur dandy

Le chanteur raconte son univers musical, où l'on rencontre Eddy De Pretto, Mozart et Mick Jagger. 

"La musique est importante pour le dessin d'une époque", remarque Alain Souchon, qui passe en revue son paysage musical, où l'on croise les Eddy De Pretto, Mitchell, Mick Jagger ou encore Véronique Sanson. Âme Fifties, son nouvel album, le premier depuis onze ans avec des chansons originales et en solo, sort ce vendredi 18 octobre et ouvre sur ses souvenirs des années cinquante.

ILIA

Nos Enchanteurs - Ilia, la voix à suivre

C’est une douce mélopée qui accueille l’auditeur, qui le prend par la main et l’oreille pour l’emmener au loin. Une sorte d’incantation, à l’instar de celles des sorciers chamans. Un chant venu du fond des temps, rien qu’une voix et des sons. Aucun mot pour perturber l’émotion naissante, aucun instrument encore pour l’accompagner. Après une bonne minute, voici des percussions qui se font entendre, dépouillées et primitives. Enfin déboule le verbe : « Je marcherai longtemps / Face au ciel / Face aux vents / Je laisserai la peur et les tourments / Expirer lentement ». La chanson qui ouvre magistralement ce premier disque s’intitule Road song. La chanson de la route. Comme une promesse d’évasion et de voyage. Le pari sera tenu.

IZIA

Le Figaro - Izia Higelin: une «Citadelle» au nom du père

Avec son quatrième disque sorti vendredi 11 octobre, la chanteuse livre un touchant hommage à Jacques Higelin, disparu en avril 2018.

Dix ans de carrière déjà. Alors qu’elle vient tout juste de fêter ses 29 ans, Izia célèbre une décennie de musique en sortant son quatrième album, Citadelle. Un disque de treize morceaux, conçu à Calvi pendant sa grossesse, et marqué par la disparition de son père, Jacques Higelin, le 6 avril 2018, à 77 ans.

France Info - "Citadelle" : magnifiques retrouvailles avec Izïa Higelin

Izïa Higelin revient ce vendredi avec "Citadelle", un disque puissant, habité, confirmant son talent pour les mots et leur interprétation tout en émotions. L'album d'une artiste qui s'assume enfin dans toutes ses dimensions.

Ce nouvel album confirme une chose : la plus belle découverte d'Izïa Higelin, c'est bien sa langue maternelle. En ancrant Citadelle à Calvi, un lieu qui a toujours compté pour elle, Izïa s'offre un terrain conquis ; elle peut tout dire, se raconter, jouer avec les mots, chanter les souvenirs d'enfance, glisser des références, habiller la voix de son frère, Arthur H, sur Les Sentiers, après avoir fait entendre celle de son père un peu plus tôt. Sur ce disque, la jeune femme irradie.

SOUAD MASSI

RFI - Souad Massi, l'engagée

Certains l’ont surnommée la « Joan Baez du monde arabe ». Avec sa voix pure et envoûtante, cette ancienne étudiante en urbanisme n’a jamais cessé de construire des ponts : ponts musicaux entre le folk, le rock, le fado, le flamenco et le chaâbi de son algérois natal, ponts linguistiques aussi entre l’arabe, l’anglais et le français. Souad Massi revient avec un sixième album, dont les mélodies et les mots résonnent avec les inquiétudes et les espoirs de l’actualité. 

VERONIQUE PESTEL

Claude Févre - Véronique Pestel, Tous ces petits pas pour aller à l’autre…

Voici un album à toucher, à regarder, à écouter avec le cœur grand ouvert. C’est avant tout une action de grâce – nous assumons la connotation spirituelle – rendue au vivant, à tout le vivant. C’est sans doute prendre un risque que de commencer ainsi, sur ce ton emphatique. Et pourtant… Pourtant l’écoute des chansons du dernier album de Véronique Pestel laisse dans son sillage une envie de paix intérieure, trop rare pour ne pas être dite, revendiquée.  

Regardons cet album dans sa pochette habillée d’un dégradé, du mauve à la rouille… Teintes d’automne sans doute, mais aussi, associées au jaune safran où repose le disque lui-même, couleurs mêlées des moines bouddhistes… Mains ouvertes, offertes, mains qui parlent en gros plan sur la couverture… Et ce titre Intérieur avec vue qui proclame cette quête d’équilibre entre la vie intérieure et le besoin de l’Autre, du monde autour…

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, la poésie contre les vents mauvais

Intérieur avec vue, fenêtre sur cour, fenêtre sur jardin, fenêtre sur la vie, sur les autres. « Je suis une femme qui écris devant sa fenêtre » dit-elle. D’où la chanson-titre de ce nouvel album. Le rythme de la nature va, imperturbable, dans un jardin où Véronique Pestel semble privilégier l’hiver, aux tristes parterres vides, eau gelée, branches fatiguées, toits de neiges… Là où se prépare en secret la renaissance du printemps. Le jardin est biosphère, le monde l’est tout autant que l’artiste observe pareillement. La focale tantôt s’élargit à la planète entière et aux Épidermes qui la peuplent (« C’est caramel ou cannelle / Noire ébène d’Angola […] / C’est chicorée ou réglisse / Chair, peau de pêche ou cachou / C’est pomelo, pamplemousse / Miel, maïs ou jaune franc… », chanson de Jean Duino qui trouve, plus loin, l’écho de Métisson Métissa, aux goût de pains d’épices et de chocolat), aux rejetés de l’économie (superbe reprise de Rime orpheline, de Rémo Gary : « Pauvre ça ne rime à rien… »), aux colères qu’il nous faut exprimer… 

ALI DANEL

[Entourage #67] Ali Danel

Petit prince du folk francophone, Ali Danel est un conteur des temps modernes en liberté, un voyageur des terres fertiles de la country au service d’une poésie des grands espaces. Au banjo ou à la guitare, ce chantre de l’anti-folk, sans antisèches, avide de nouvelles aventures comme dernièrement avec son frangin des îles, Cl3mson, s’envolait cette semaine pour la Belle Province, pour un Québec Tour passant par Montréal, Québec, Tadoussac et Granby. L’occasion de s’échauffer la voix au contact du Gulf Stream avant de pousser la chansonnette au nord de la France dans le cadre du Crossroads Festival. Pour indiemusic, Ali Danel, oui, c’est bien lui, voix grave et stetson dessus les rouflaquettes, se remémore avec sa bienveillance et sa légèreté caractéristiques, quelques rencontres inopinées et heureuses.

JEANNE CHERHAL

Baptiste Vignol - L'Enivrante

Ce disque n’a rien d’une simple embellie saisonnière. Il saisit l’essence du temps qui passe et se profile, en un lent foudroiement. Il chante le feu des corps, des souvenirs et des adieux. Il rompt la glace des non-dits quand elle commence à se briser avec de sourds craquements. Il célèbre la vie qui jaillit. L’AN 40 est un vaisseau. Jeanne Cherhal, son capitaine. Après vingt ans de carrière, la chanteuse aux yeux verts s'y montre toutes voiles dehors. Telle une aventurière dont l’armure serait la musique. Son AN 40 est le recueil en dix fusées d’une Femme-envie.

DELERM

Victor Hache - Vincent Delerm : “J’essaie de faire des chansons qui améliorent nos vies”

Trois ans après “À Présent”, Vincent Delerm revient avec un nouvel album “Panorama” et un premier film intimiste “Je ne sais pas si c’est tout le monde”. Deux objets artistiques sensibles qui se font écho entre légèreté et nostalgie, où le chanteur pose un regard attendri sur le sens de la vie.

RFI - Vincent Delerm, les chansons d’amour

Un disque, un film, un spectacle. Alors qu’il fait paraître Panorama, un album sur lequel il a fait appel à des musiciens différents pour chacune de ses chansons, Vincent Delerm sort son premier long métrage, Je ne sais pas si c’est tout le monde, et commence sa tournée à La Cigale, à Paris. Une semaine avant ce grand retour, on a rencontré ce chanteur plein de charme.

Dans une scène de son premier long métrage, Je ne sais pas si c’est tout le monde, Vincent Delerm filme Alain Souchon en plan fixe, un casque sur les oreilles. Dans ce casque, il dit à Alain Souchon toute l’admiration qu’il a pour lui, et il lui raconte ce souvenir d’enfance : "Une fois, quand j’étais petit, mon père s’était fâché avec des amis. C’était les Charpentier. Il leur avait expliqué que tes chansons étaient super et eux, ils ne trouvaient pas. Alors après, en revenant d’un concert à Évreux, c’était un concert dans un ancien cinéma avec une chorale en première partie, il avait décollé une de tes affiches et dans la nuit, il avait été la mettre sur le mur de la maison des Charpentier." "Ah, mais c’est...c’est… eh... C’est magnifique !", réagit Alain Souchon, avec pudeur.

BELIN

C'est déjà ça - Bertrand Belin: "Dans le fond ce n'est pas moi qui chante"

Avec "Persona", Bertrand Belin a ajouté une sixième pierre à la pyramide d'une oeuvre profonde, nappée de mystère. Entretien avant un concert à Cognac jeudi 17 octobre

Sa sombre élégance et ses textes tissés d'ellipses le placent à part dans le paysage de la chanson française, quelque part entre Dominique A et Alain Bashung. Bertrand Belin en dit plus sur la conception de son sixième album, "Persona", avant de venir fouler les planches du théâtre de Cognac.

LA GRANDE SOPHIE

C'est déjà ça - La Grande Sophie: "J'ai eu besoin d'aller visiter le passé"

Cela faisait un moment qu'elle avait fait irruption sur la scène française, ça devait arriver: La Grande Sophie a 50 ans. L'obsession du temps qui passe irrigue son huitième album, "Cet instant". Entretien sans fards

mardi, 09 mai 2017

Interview Veronique Pestel par Princesses Re+Belles

vendredi, 05 mai 2017

Véronique Pestel - Teaser "Faire autrement"

jeudi, 19 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

L'album du jour : Je est un nous par David Sire

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

mercredi, 18 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

mardi, 17 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

lundi, 16 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

Le clip de la semaine : Claudine Lebègue, La chance

L'album de la semaine : Claudine Lebègue, A ma zone

HELENE MARTIN

Nos Enchanteurs - Hélène Martin, le précieux enregistrement que voici

Cet enregistrement attendait sans doute son heure, son imprimatur. En un DVD, en deux CD, voici l’intégrale du concert unique donné par Hélène Martin en 2009 aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Hommage à l’âge. Elle avait opéré l’année précédente son Virage à 80. Revivons ce concert unique par le truchement du Figaro d’alors, sous la plume de François Delétraz : « C’est Hélène Martin (81 ans), compositeur, auteur et interprète, qui a ouvert le bal samedi dernier. Arrivée sur scène avec sa canne, elle est repartie sans. Tous les artistes le disent, c’est là la force de la scène, cette énergie que l’on donne au public et qui, par un effet boomerang, vous revient amplifiée. Avec le musicien Jean Cohen-Solal, aux flûtes parfois évaporées, Hélène Martin revisite une longue et belle carrière mêlant ses propres textes comme ceux de grands auteurs, d’Aragon («Celui qui croyait au ciel…») à Genet, dont elle reprend sur scène le fameux «Sur mon cou…», qu’elle avait mis en musique en 1963 et qui fut repris en 1998 par Daho, ou encore l’inoubliable «Frères humains qui après nous vivez…», de François Villon. Bref, un plongeon, une immersion dans la langue, que la mélodie soutient et magnifie. Hélène Martin devait finir son spectacle par le Pardonnez-moi… de Genet, mais elle n’a pas osé tant la salle l’a applaudie. »

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

dimanche, 15 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

En vidéo, la fin de semaine avec les chansons de Jean-Max Rivière

L'album de la fin de semaine - Yves Jamait, Je me souviens.... le concert

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

samedi, 14 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

En vidéo, la fin de semaine avec les chansons de Jean-Max Rivière

L'album de la fin de semaine - Yves Jamait, Je me souviens.... le concert

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.

vendredi, 13 janvier 2017

L'actualité de la chanson française du 6 au 12 janvier

En vidéo, la fin de semaine avec les chansons de Jean-Max Rivière

L'album de la fin de semaine - Yves Jamait, Je me souviens.... le concert

JEAN-MAX RIVIERE

Culturebox - Interview : Jean-Max Rivière, le parolier de "La Madrague"

L'année de ses quatre-vingts ans, le parolier Jean-Max Rivière revient sur plus de cinquante années de chansons. On lui doit notamment des textes chantés par Brigitte Bardot, Richard Anthony, Juliette Gréco, Dalida ou Serge Reggiani.

Poignant : "Il suffirait de presque rien" (Serge Reggiani), sexy : "C'est rigolo", nostalgique : "La Madrague" (Brigitte Bardot), philosophico-poétique : "Un petit poisson, un petit oiseau" (Juliette Gréco), yéyé : A présent, tu peux t'en aller" (Richard Anthony).

CELINE OLLIVIER

Télérama - Céline Ollivier, Grands Espaces

Par le travail sur les voix (la sienne est joliment feutrée), les tentations polyphoniques et l'importance des choeurs, elle rappelle Katel — qui joue des claviers sur un titre. Par les textes oniriques, plus évocateurs que conteurs (et, en l'occurrence, pas toujours très accessibles), elle fait songer à Maissiat — bien que celle-ci sache aussi écrire de façon plus immédiate.

Claude Fèvre - Céline Ollivier, Voir plonger les goélands…

Céline Ollivier a deux L / ailes à son nom… Pas de hasard, non … Ce deuxième album, ces chansons exigent de larguer les amarres, de regarder vers le large, de suivre le vol des goélands… Comme un lointain souvenir du vol de Jonathan Livingston le goéland de nos années 70…Peut-être… Pourquoi pas ? Tant il est vrai que chacun de nous écoute un album avec son histoire.

Ici l’amour, ses méandres, ses flots amers, la rencontre de l’Autre comme essentiel défi de nos vies. Comme une terre d’asile,  « loin des pluies citadines ». Un cadeau : « Les douceurs de ta voix,  les nuances de bleu en coton… / Tu es là.. » Tes lèvres sur mon front :  Superbe hymne à l’amour, ce titre.

BECAUD

Baptiste Vignol - Le jour où Bécaud reviendra

Deux superbes images tirées du documentaire de Marie-France Brière «Bécaud, mon père» diffusé sur France 3 le 27 décembre 2016 à une heure de fin de soirée où les jeunes gens qui auraient pu découvrir le génie, la force vive et la profondeur de Bécaud avaient, comme on les comprend, d'autres choses à faire que d'être encore plantés là, devant leur téléviseur... Et pourtant ce beau film illustré de témoignages de haute tenue (Emily et Kitty Bécaud, la fille et l'épouse, Charles Aznavour, Julien Clerc, Alain Souchon...) et de vidéos personnelles du chanteur au fil desquelles on le voit travailler avec ses paroliers, fumer, rire et voyager de part le monde aurait mérité une case plus familiale en ces temps de fêtes de Noël.

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE

20 minutes - Renaud, Jain, Biolay, Sanson, Delerm… Les Victoires de la musique la jouent très (trop ?) classique

Evidemment, on ne s’attendait pas à voir concourir nos chouchous de l’année Cléa Vincent, Petit Biscuit, Odezenne ou Flavien Berger. Mais, tout de même, ces nominations aux Victoires de la musique manquent singulièrement d’audace.

On reproche souvent aux Victoires de célébrer encore et toujours les mêmes artistes, de ne pas être représentatives du goût majoritaire, de ne pas aider à la reconnaissance de nouveaux artistes par un large public… Tous ces griefs en partie contradictoires seront sans aucun doute à nouveau de sortie avec l’annonce des nommés pour les 32es Victoires de la musique.

FLORENT NOUVEL

Nos Enchanteurs - Les Nouvel sont bonnes !

« Tu m’croiras ou non : deux mètres de Floflo sur un album, c’est osé, mais ça rentre ! Osé, parce Florent Nouvel, c’est un sourire lancé au monde comme un défi. Un parti pris selon lequel la vie est plus légère en riant, et plus douce en chantant. C’est ça, le Nouvel album. Quand ça bloque dans la vie, quand ça coince quelque part, Florent cherche une porte, une cabriole, un autre point de vue. Et ça repart. Florent a l’art du sourire et de te faire retrouver le tien. L’art de la tendresse aussi, de regarder le monde en face mais avec optimisme. » Nous n’avons pas l’habitude à NosEnchanteurs – ça se sait et s’apprécie – de copier-coller les bios et prières d’insérer jointes aux disques. Mais là, c’est de Nouvel, du pur autoportrait de Florent Nouvel.

VERONIQUE PESTEL

Nos Enchanteurs - Véronique Pestel, les émotions qui font conversation

Ce nouveau disque de Véronique Pestel tourne depuis quelques semaines déjà sur la platine de ses avisés souscripteurs. Le voici enfin disponible à un auditoire qu’on souhaite le plus large possible. Car un disque de Pestel est forcément un événement. D’abord parce qu’elle n’encombre pas les bacs ; son précédent album* remonte à il y a plus de sept ans. Ensuite parce qu’elle est de celles, de ceux qui hissent la chanson à son sommet. Je tiens d’un de ses amis, Rémo Gary, cette jolie formule : « Il faut toujours mettre la barre haute ; il n’y a que les imbéciles qui passent en dessous ». Véronique Pestel met la barre haute, très haute. Et une nouvelle fois s’en tire avec brio, par la beauté et l’intelligence de son verbe, de ses vers.

FAHRO

Nos Enchanteurs - Ardy, Lateltin et Fahro : à l’Ouest du nouveau

Fahro ? A force de souvent partager les mêmes plateaux, médiathèques et Chante-jardin (une variante rhônalpine des Chant-appart’, mais pas par grand frimas), il fallait bien que les presque voisins que sont Romain Lateltin et Théophile Ardy fassent ensemble création. C’est fait. Faut-il que leur imagination vagabonde dans le temps comme dans l’espace, eux se retrouvent au far-west, ayant sans doute retrouvé leurs cow-boys et leurs indiens en plastique dans les malles du grenier. Mais c’est Loin l’Ouest.