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dimanche, 31 mai 2020

François Gaillard et Frédéric Bobin - Envoyés Spécials chez Renaud / Mistral Gagnant

Frédéric Bobin (chant, guitare)
François Gaillard (chant, accordéon)
Laurent Boissery, Pierre-Louis Lanier (lecture)

samedi, 23 mai 2020

François Gaillard et Frédéric Bobin - Envoyés Spécials chez Renaud / Oscar

Frédéric Bobin (chant, guitare)
François Gaillard (chant, accordéon)
Laurent Boissery, Pierre-Louis Lanier (lecture)

jeudi, 21 mai 2020

L'actualité de la chanson, spéciale Covid et Jour d'après, du 8 au 15 mai

Le clip de la semaine : Mathieu Barbances, La chanson masquée

Claude Févre - COVID- 19, Des mots et des musiques comme des fenêtres – 9

Du 4 au 11 mai  dernier épisode  du confinement contre le COVID-19

Comme des fenêtres –  épisode 9

Cette fois, nous y sommes… 11 mai 2020, un premier pas vers un retour à la vie… Un pas mal assuré certes,  un pas qui nous ferait dire comme Barbara dans les derniers fragments de ses Mémoires… « Ne jamais perdre espoir. / Vouloir recommencer. / Avoir peur mais avancer toujours ».  Cette phrase qu’elle se répétait et répétait aux autres comme un mantra, cette phrase écrite sur la malle métallique où elle rangeait ses habits de scène, ses maquillages afin de ne jamais l’oublier.

Cette fois, nous y sommes après huit semaines d’une vie, chacun, chacune,  dans son abri, son refuge, sa prison, sa cage, son cocon, sa tanière… Le choix du mot nous appartient et signe notre rapport à ce repli imposé.
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Nos Enchanteurs - Si tu ne vas pas au concert, le concert ira à toi [3]

Le confinement n’a pas bridé l’imaginaire de nos artistes, loin de là. Isolés dans la nature, ils chantent avec les oiseaux. Coincé(e) dans un appartement, c’est Juliette qui chante pour tous les Roméos du coin, ou Cyrano pour toutes ses Roxanes, renversant le principe de l’aubade. Seuls ils.elles s’accompagnent à la guitare ou au piano, ou réalisent des live à distance avec leurs musiciens. Sans moyens ils montent des images, réalisent des animations avec des dessins, des objets, débordant de créativité.
Ils rient, s’inquiètent, réfléchissent, prennent le juste poids des valeurs et des gens, attendent ou espèrent, et dénoncent aussi les erreurs qui ont conduit à la crise sanitaire, ou l’ont aggravée…
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Libé - «Nous ne pouvons pas penser la défense de la culture sans inclure ceux qui ont été passés sous silence»

Après avoir interpellé Emmanuel Macron sur le sort des intermittents, le collectif de plus de 800 personnalités du monde de la culture repart à l'attaque en soutien aux intérimaires et autres «extras» du secteur, massivement hors des radars des politiques de soutien mises en œuvre par le gouvernement et qui vont basculer au RSA.
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Fondation Jean Jaurès - Confinement : comment le monde de la musique se réinvente-t-il ?

Événements de dimension mondiale, sessions live, prime aux réseaux sociaux : en dépit du contexte, l’industrie musicale tente de continuer à divertir. Mais comment donc les artistes gardent-ils le contact avec leur public en temps de confinement ? Laurent-David Samama livre une deuxième analyse pour la série de la Fondation Jean-Jaurès consacrée à la place des artistes et de la culture durant le confinement
 
I - Annulations et reports en cascade

Il y a quelques jours, ils auraient dû être des dizaines de milliers à se ruer vers l’Empire Polo Club d’Indio, en Californie. D’ordinaire attirés par un line-up dantesque, arborant headbands, minishorts et autres crop-tops de circonstance, les festivaliers de Coachella – cette engeance ultra-privilégiée et minutieusement lookée constituant la Mecque du cool – n’ont cette fois pas pu profiter des deux week-ends de concerts prévus sous le soleil de la « cité des anges ». La faute au coronavirus qui, d’annulations en annulations, a décimé le minutieux enchaînement des festivals à l’échelle mondiale. Perte estimée : 700 millions de dollars pour les organisateurs et tout l’écosystème autour du festival californien, du secteur hôtelier à celui de la restauration.
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France Info - "La javanaise" : 3 600 vidéos d'amateurs envoyées pour un concert confiné avec Jane Birkin sur France Musique

Le projet "le temps d'une chanson", imaginé par la Maîtrise de Radio France et le Théâtre du Chatelet avec France Musique, autour de "'La javanaise" de Serge Gainsbourg, a réuni 3 600 vidéos d'amateurs de tous âges. Le concert, avec la participation de Jane Birkin, a été diffusé ce samedi à 18h.

L'appel à former un "grand chœur virtuel" a remporté un franc succès. 3 600 vidéos d’amateurs de tous âges ont été envoyées à France Musique, dont celle de Jane Birkin qui s’est associée spontanément à cette opération. Les 640 premières vidéos reçues ont été montées et mixées par le service vidéo de Radio France. Grâce à des tutoriels vidéo pour quatre voix diffusés en ligne, les participants ont pu s'entraîner à reprendre la célèbre chanson de Serge Gainsbourg.
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France Inter - "Là où nous ne sommes plus grand chose et où nous ne chantons plus que devant nos miroirs" - Eddy de Pretto

Eddy de Pretto est chanteur. Son premier album, "Kid", a paru en 2018. Dans cette lettre adressée à sa voix, il éclaire la manière dont le confinement l'a momentanément réduit au silence.
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Nos Enchanteurs - Si tu ne vas pas au concert, le concert ira à toi [2]

Dur, encore plus dur en cette période confinée d’émerger sur la toile de la pléthore d’artistes qui s’offre gratuitement au public, menacés de disparition tant matériellement si toute rémunération leur est interdite, que médiatiquement. La dure loi du marché se fait encore sentir malgré les actions solidaires, et la curiosité du public finit par s’émousser devant tant de spectacles.
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Le Parisien : Confinement : Camille gagne un concours de chant en parodiant une chanson d’Aznavour

« Seule avec Nathan », la chanson parodique d’une Montpelliéraine primée sur Facebook.

Et voici la lauréate 2020 de la version confinée de « The Voice » organisée sur Facebook par AZ Music, une entreprise de sonorisation de Mauguio (Hérault). Il s'agit de Camille Lebreton, 30 ans, chanteuse et comédienne, et de son compagnon Jonathan Gilly, 38 ans, auteur-compositeur, autrement nommés les Brimborions. Pour se « voir déjà en haut de l'affiche », ces Montpelliérains ont posté une version parodique et hyper calorique de « J'habite seul avec maman », le tube de Charles Aznavour. Cela devient alors « J'habite seule avec Nathan ». « L'idée est venue en chantant sous la douche et puis le texte est arrivé très vite, en moins de vingt minutes », raconte Camille.
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France Bleu - Coronavirus au Pays basque : elle adapte des chansons françaises en basque sur le thème du confinement

Pendant cette période inédite de confinement en France, de nombreuses initiatives, vidéos, montages explosent sur les réseaux sociaux. C'est le cas des chansons créées par Maryse Urruty, une comédienne bayonnaise.
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France Bleu - Coronavirus : une chanson pour dire "merci" aux agents de la RATP

Une trentaine d'artistes ont enregistré une chanson pour rendre hommage et remercier les agents de la RATP. "Vous nous donnez des ailes" réunit des musiciens du métro et des amis du compositeur Nathan Harnau.
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France 3 - Covid-19. « La Chanson du Corona » l'hommage musical d'une école du Doubs aux soignants et métiers essentiels

Les enfants de l'école primaire de Roches-lés-Blamont dans le Doubs chantent leur gratitude envers les personnes les plus exposées à l'épidémie de Coronavirus. Composé par le directeur de l'école, illustré par les dessins d'enfants, le clip de "La Chanson du Corona" colore cette période troublée
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France Bleu - Coronavirus : en Béarn, dans les écoles de Lescar, un clip et une chanson pour apprendre à se laver les mains

Le retour des enfants dans les écoles va passer par le respect des gestes barrière, et on sait que pour les plus petits ce ne sera pas facile. A Lescar le service périscolaire a eu une idée pour rendre ludique et efficace le lavage des mains.
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Le coronavirus touche aussi les musiciens et Dan Laurens s'en est sorti après plusieurs semaines de combat. Rétabli, il s'attaque, seul, à une chanson symbolique des Beatles et c'est très beau. 

Après un mois de confinement et plusieurs semaines à guérir de ce satané virus, Dan Laurens a repris le chemin de son studio pour partager à son tour un peu de musique.
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Corse Info - Covid-19 - « Mille et une voix » pour « chanson d'après ! » avec I Muvrini

I Muvrini en sont presque restés sans voix : en l'espace de quelques jours mille et une voix se sont manifestées pour participer à la "chanson d'après, canzona pà dopu", leur projet entre confinés pour célébrer l'après-Covid 19. Ils disent leur satisfaction dans ce texte qu'ils nous ont fait parvenir
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La Voix du Nord - «Covid», la nouvelle chanson du poète «punk» bruaysien Crazy horse

jeudi, 07 mai 2020

Le clip de la semaine : Frasiak et Bobin, Novembre (version confinée)

Le clip de la chanson NOVEMBRE enregistrée pendant la période du confinement en avril 2020. Eric FRASIAK : chant, guitare acoustique Frédéric BOBIN : chant, guitare électrique Benoît DANGIEN : piano Philippe GONNAND : basse Raph SCHULER : cajon Paroles et musique / mixage : Eric FRASIAK Montage vidéo : Raph SCHULER Enregistrement son et image : chacun chez soi

lundi, 16 décembre 2019

Le clip de la semaine : Frédéric Bobin (en duo avec Kent) Tant qu'il y aura des hommes

mercredi, 27 février 2019

Claude Févre - Michèle Bernard & Frédéric Bobin, « Mettre du bleu sur l’horizon »

Imaginez-vous un instant rouler dans la nuit, sur une petite route départementale du Tarn où les 80 km/h seraient sûrement un excès de vitesse, traverser le petit village de Cadalen et arriver dans un lieu conçu, à coup sûr,  par un rêveur, un enchanteur… Car vous poussez une grosse porte rustique,  vous entrez dans une vaste pièce qui fut autrefois une étable et  là, des sculptures filiformes – membres de fil de fer et tête en papier – échappées  d’une  bande dessinée, ou d’un film de Tati, vous attendent : un vieux sage très chic, une voyageuse avec sa petite valise au bout du bras, une violoniste, un couple de danseurs, une chanteuse, une danseuse, des cyclistes… Tous traduisent un monde coloré, en mouvement.  La vie en somme.

Dans un moment une danseuse vient capter l’attention des spectateurs qui ont envahi peu à peu l’espace. Sa chorégraphie s’inspire du mouvement d’une sculpture… Quelques minutes plus tard, dans un autre coin de la pièce,  elle se mue en violoncelliste… Puis c’est au tour d’une jeune altiste que l’on verra aussi abandonner son instrument pour danser à son tour… Un air de trombone s’élève de l’autre côté… La voix séraphique d’une  chanteuse lyrique  distille son invitation  à arrêter le temps… Insolite et magique lever de rideau.

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mercredi, 16 janvier 2019

Nos Enchanteurs - Bobin : « chanter pour les hommes oubliés »

24 novembre 2018, Saison culturelle à Volx,

Est-ce qu’on présente encore Frédéric Bobin sur NosEnchanteurs ? Disque préféré de l’année (sans concertation aucune !) pour les chroniqueurs, encensé par les différents critiques (chanson française, cela va sans dire…) ici comme ailleurs, plusieurs fois « première partie » de Gauvain Sers dont un Olympia en mars dernier, autant dire que 2018 fut fructueuse pour lui et qu’on accueille ici une « pointure » sur cette belle scène de la Saison culturelle de Volx, petit village alpin. Mais de célébrité, il ne sera pas question, parce que Bobin touche d’abord par une simplicité désarmante, une présence aussi sensible que le sont ses chansons. D’ailleurs, Le soir tombe et « il n’a pas changé le monde » nous confie-t-il  dès l’entrée du concert, « distrait par de vagues besognes ». Humain, si humain, c’est ce que les Bobin semblent nous chanter, lui aux mélodies ciselées comme des bijoux, et son frère Frédéric aux manettes de la (fine et belle) écriture poétique, auquel nous avons emprunté le titre de l’article.

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dimanche, 03 juin 2018

Frédéric Bobin et Pierre Delorme chante "She belongs to me" de Bob Dylan adaptée par Francis Cabrel

lundi, 21 mai 2018

Nos Enchanteurs - La chanson pas si anonyme de Chansonyme

Festival Georges-Brassens de Vaison-la-Romaine, 30 avril 2018,

Chansonyme n’est pas le nom d’un groupe, mais celui d’une association d’amateurs de la chanson qui présentait un plateau de quatre artistes au festival Brassens de Vaison-la-Romaine : Augustine Hoffmann, jeune chanteuse de 22 ans au talent prometteur ; Vincent Tronc, voyageur aux mots simples et aux belles mélodies ; Cheval 2 trois, avec Claudine et Benoit Marc (le président de l’association), qui a le charme et la fragilité d’un duo d’amateurs ; et, pour finir, la vedette de l’après-midi : Frédéric Bobin, accompagné par Hélène Piris, qui a eu droit à une « standing ovation ».

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jeudi, 08 février 2018

L'actualité de la chanson française du 26 janvier au 1er février

Les artistes de la semaine : André Bonhomme, Frédéric Bobin, Nicolas Peyrac, The Limanas, Pascal Mary, Fedecki, Mathieu Pirro....

L'album de la semaine : Nicolas Peyrac, Suffit que tu oses

ANDRE BONHOMME

Francofans - Toute la jeunesse d'André Bonhomme par Yves Le Pape

Agend'Arts, Lyon le 14 janvier 2018

André Bonhomme fait partie de la même génération que Pierre Delorme et Michèle Bernard, ces pionniers de la scène chanson lyonnaise, qui ont fait leurs débuts dans les années 60 ou 70. Tous les trois font preuve de la même longévité et on est heureux de les retrouver sur scène avec leur grand talent et leur belle énergie.

André était donc sur la scène d'Agend'Arts en janvier, dans ce lieu où le meilleur de la scène chanson se produit chaque semaine tout au long de l'année. Il était entouré de Florent Jouffroy à la flûte et de son fils Emmanuel au piano.

FREDERIC BOBIN

Nos Enchanteurs - Frédéric Bobin : faire de ses chagrins de doux refrains

A la question mille fois ressassée, les frères Bobin (Philippe le parolier, Frédéric le compositeur et interprète) pourraient répondre :  non, la chanson ne peut changer le monde. Tout au plus interpeller les hommes, agir sur leur conscience. Et « Tant qu’il y aura des hommes / On pourra espérer »... Bien que d’évidence elle le soit, bien plus profondément que l’artifice ou le fard de certains artistes qui font profession de la révolte, la chanson des Bobin n’est pas engagée : elle se heurte simplement, parfois, aux fracas du monde, à sa folie. Elle est engageante et c’est déjà ça, charriant sa mélancolie, ses regrets. Et délivre, au passage, non des messages mais plutôt des images, des paysages faits de lieux, d’êtres se mouvant, émouvants. Des souvenirs, des faits, et l’empreinte de sentiments. Elle tente d’être utile, de « chanter pour les hommes oubliés ».

CHARLOTTE GAINSBOURG

Baptiste Vignol - Trésor d’émotion

Si l’on a pu passer à côté de ses précédents disques pour de mauvaises raisons sans doute (chantés en anglais, encensés avant de paraitre du seul fait de son vénérable patronyme), REST, le premier album « français » de Charlotte Gainsbourg, scintille du charme inattendu d’un bijou rose chair et noir. Drapée d'harmonieuses boucles musicales conçues par SebastiAn, l’écriture de Charlotte Gainsbourg recèle tant de droiture et de liberté, de faculté à se livrer, qu’elle lui permet, en un seul disque, et trois immenses chansons, d’intégrer le club très select des reines de la variété française. 

NICOLAS PEYRAC

Nos Enchanteurs - Nicolas Peyrac, l’épure bonheur

Le retour de Nicolas Peyrac ? Non, il n’est jamais parti. Les retours, les adieux des artistes… c’est tellement ridicule ! 20 albums en plus de 40 ans de carrière, cet artisan de la chanson n’a jamais cessé de chanter, d’écrire, de composer, au gré de son chemin de baladin, de ses voyages, de ses rencontres, de la vie qui l’inspire. Ses incontournables font partie de notre patrimoine (Et mon père, Je pars, So far away, Goodbye California, Mississipi river, Le vin me saoule…) mais ces énormes succès ne doivent pas occulter une discographie riche, mine de petites pépites qu’il a choisi depuis quelques mois d’offrir sur scène dans une formule minimaliste qui lui va si bien : les acoustiques improvisées. Nicolas, c’est la simplicité-même. Sans artifices, ses textes, ses mélodies nous touchent par leur la sobriété et leur élégance pure.

Culturebox - L'album "Suffit que tu oses" signe le retour de Nicolas Peyrac

De passage à Monteville en Normandie pour un concert acoustique improvisé, Nicolas Peyrac, l'interprète de "Je pars" présente son nouvel album "Suffit que tu oses", sorti en janvier 2018. Rencontre avec un artiste libre et heureux qui sillonne la France depuis trois ans au plus près du public.

"Je pars", "So far away" et "Mon père" lui collent encore à la peau plus de 30 ans après. Et pourtant, Nicolas Peyrac n'est pas l'auteur que de ces quelques succès qui ont bercé nos vies. Il a écrit et composé bien d'autres chansons.La preuve: il en est à son 20e album. "Suffit que tu oses" est dans les bacs depuis le 19 janvier 2018. 

LE DESERTEUR

Norbert Gabriel - Histoire d’une chanson « Le déserteur »

Nos chers résocios facebouquiens font circuler parfois des balivernes insultantes pour l’intelligence, ou des approximations du même métal.  Ainsi, je viens de voir revenir quelques mots sur Le déserteur que  Mouloudji aurait « édulcoré  » pour éviter la censure. D’où le retour de l’histoire de cette chanson, publiée il y a quelques années.

Récemment encore, à la radio, un animateur a été plus qu’approximatif avec cette chanson, comme en Juin 2009, dans Vivement Dimanche avec Juliette Gréco à l’honneur, Michel Drucker fait une petite digression sur Boris Vian et « Le déserteur » et dans une approximation assez désinvolte, il explique que Boris Vian a réécrit quelques lignes de la chanson pour qu’elle puisse passer en radio…

MATHIEU PIRRO

Nos Enchanteurs - Les goûts de Mathieu Pirro, ses couleurs et ses saveurs

Un humain qui marche à côté du troupeau, un cœur blessé qui bat trop fort, un esprit frappeur à coup sûr… comment définir Mathieu Pirro ? Et puis faut-il le définir ? Le mieux est encore de l’écouter.

Il a le verbe bien ajusté. Avec des mots de tous les jours, il sait tourner ses vers, il fait flamboyer ses idées et ses sentiments, laissant parfois des cendres au goût amer pour les fâcheux. Il crie sa tolérance à ceux qui n’ont pas Les mêmes Goûts, dans la lumière discrète de Charlie. Il chante pour consoler la belle de La Cruauté des Roses et dépouiller la vanité des Coquelets. Ses chansons trainent dans leurs mélodies des rumeurs de canons, des effluves de sang, des relents amers d’amours déchirées, mais elles ont la caresse des matins printaniers et la saveur des fruits défendus.

THE LIMANAS

Libé - The Limiñanas, ombre porteuse

Longtemps adulé outre-Atlantique, le duo garage-pop de Perpignan convie un brillant casting de musiciens sur l’éthéré «Shadow People».

Lancer la lecture du titre Dimanche, c’est découvrir que le soleil de Perpignan peut faire surgir des ombres déformées, celles du Velvet Underground ou de Can, pour citer les plus emblématiques d’entre elles. Projetées dans le faisceau des Limiñanas, elles prennent la forme d’un remontant pour l’estime du rock français. Alors que l’apéritif matinal tremble sur ce rythme obsédant, invité par le couple Limiñana qui tient la baraque, un type bourru appelé Bertrand Belin déblatère en poète maudit à propos d’une Suzie-Vickie, sûrement une fille du coin : «Elle souffle le chaud, elle souffle le froid, c’est comme ça, faut faire avec.»

PASCAL MARY

Nos Enchanteurs - Pascal Mary, la douce blessure de vivre

Quatrième album pour Pascal Mary si l’on excepte son premier EP épuisé, Presque est déjà album bilan, au mitan d’une vie. Une sobre pochette aquarellée d’or rouge et de bleu (création de Lucie Larrive), la photo de Pascal a disparu du cartonnage comme du livret.  Il n’a plus besoin d’identification. Elle fait penser à une illustration d’expérience de mort imminente, et c’est dans la chanson Presque, éponyme de l’album, qu’on y trouve la clé :  « Presque / Encore un pas j’y suis / Connaîtrai-je enfin le mystère / Vais-je enfin ne plus toucher terre ».

FEDECKI

Nos Enchanteurs - Fedecki, courte échelle vers le bonheur

..... Et dedans Madame, qu’est-ce qu’il y a ? L’EP s’appelle Clair de femme, et Romain a choisi comme nom d’artiste Fedecki, le patronyme d’une aïeule maternelle polonaise. Tout cela vous évoque quelque chose ? Il s’agit là d’un EP conceptuel, qui doit beaucoup à Romain Gary, alias Roman Kacew, né en 1914 à Vilnius dans l’Empire Russe, la Vilna polonaise de l’entre-deux guerres. Arrivé en France à 8 ans, connu pour ses multiples avatars et ses deux prix Goncourt, dont le second sous le nom d’Emile Ajar. Un album sur l’ambiguïté de l’être humain, le rêve, l’affect, l’espoir.