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samedi, 04 septembre 2021

Le meilleur des reprises confinées - FRÉDÉRIC BOBIN – C’EST PEUT-ÊTRE (Allain Leprest)

Les meilleurs reprises confinées sont sur la page Facebook Le Temps des Reprises

Ce soir, c’est la 42ème vidéo depuis le 3 novembre... la 42ème et dernière vidéo ! 42 comme mon âge et 42 surtout comme le nombre de kilomètres d’un marathon, car ces publications quotidiennes ont constitué, mine de rien, un sacré marathon ! Je termine ces « Guitar songs » par une chanson d’Allain Leprest, un artiste emblématique de ce qu’on pourrait appeler la chanson « de paroles », chanson underground peu médiatisée qui se réclame des grands classiques des années 50-60 – une sorte de prolongement du courant « rive gauche » (Ferré, Brel, Anne Sylvestre… ayant ouvert la voie un peu plus tard aux artistes comme Henri Tachan, Jacques Bertin, Jacques Debronckart…).

Leprest a sorti son premier album au beau milieu des années « Top 50 », à l’époque où les clips passaient en boucle sur M6. C’est peu dire qu’il était en marge. Malgré les arrangements plutôt eighties de ses premiers albums, Leprest, avec sa voix rocailleuse à la Brel et une poésie fulgurante pouvant rappeler celle de Bernard Dimey, n’était pas vraiment dans l’air du temps ! Je ne sais plus comment ses chansons sont parvenues à mon oreille. Peut-être était-ce dans l’excellente émission de son ami Jean-Louis Foulquier (« Pollen » sur France Inter dans les années 90) ?

Toujours est-il que lorsque j’avais 20 ans, à la fac, j’écoutais en boucle une compilation de ses premiers albums (dans la collection « Millésimes », avec des chansons comme « Bilou », « Y’a rien qui s’passe », « Rimbaud »…) et son album « 4 » (où figuraient « Le copain de mon père » et « Sacré coco » par exemple). Avec le recul, ses albums « studios » ne sont vraiment pas ceux que je préfère, d’ailleurs. Les deux albums que je retiens sont sans aucun doute ses deux albums enregistrés en live : « Il pleut sur la mer » (1995) et « Je viens vous voir » (2002). Car Leprest était un homme de scène. Et j’eus cette chance de le voir de nombreuses fois sur scène (au Théâtre des Feuillants à Dijon, à la Salle Paul Garcin et au Théâtre de la Maison de Guignol à Lyon ainsi qu’au Forum Léo Ferré à Ivry-sur-Seine). J’ai même eu le privilège de faire sa 1ère partie, moins d’un an avant sa mort à L’Heure Bleue à St Martin d’Hères, près de Grenoble. Il avait eu la classe de me réinviter sur scène pour saluer avec lui (une photo immortalise ce beau moment). Avant cela, je l’avais croisé plusieurs fois, à l’un de ses ateliers d’écriture qu’il donnait à Ivry (où je rejoignais un ami chanteur) mais aussi lors d’un après-concert au Forum Léo Ferré et d’une émission de radio au festival « Alors chante ! » à Montauban, en compagnie de Gilbert Laffaille. La fois où j’ai le plus échangé avec lui, c’était un soir à l’Esprit Frappeur (à Lutry en Suisse) où, avec quelques amis chanteurs, nous avions chanté nos chansons devant lui, juste après son spectacle. J’avais chanté « Singapour » et après ma chanson, il m’avait félicité et dit que cette chanson méritait 20/20 !!! Puis il s’était repris… « Enfin… 18/20 », avait-il précisé, car il avait discuté le choix d’un mot !…

Cette posture du « professeur de chanson » m’avait fait sourire, à moi qui ne lui avais rien demandé, mais j’avais trouvé ça bienveillant et plutôt mignon. Et flatteur, bien sûr. Il faut dire qu’Allain était souvent sollicité par de jeunes chanteurs, en quête de conseils sur le métier, l’écriture… Ce soir-là, il avait été très accessible et très sympa. On avait mangé ensuite tous ensemble et je me rappelle qu’il avait bu des litres et litres de Coca !!! J’étais au Parc Montsouris lorsque j’ai appris sa mort. Ca m’a beaucoup touché. Et je fus très touché aussi de chanter quelques années plus tard au Festival Jean Ferrat, sur la place où 5 000 personnes s’étaient regroupées pour rendre hommage à Jean Ferrat en mars 2010 et à deux pas de là où, m’a-t-on dit, Allain Leprest s’était donné la mort un an plus tard.

Cette chanson d’Allain Leprest que j’ai choisie afin de boucler ma série de vidéos quotidiennes est l’une de mes chanson françaises préférées. Ce fut une grosse claque quand je l’ai écoutée pour la première fois sur l’album « Voce a mano » (enregistré seulement avec l’accordéon de Richard Galliano) mais aussi et surtout à chaque fois que j’ai vu Leprest la chanter sur scène. Quelle puissance ! Quelle humanité ! Beaucoup de musiques d’Allain Leprest ont été signées Romain Didier, mais celle-ci c’est Richard Galliano qui l’a composée, sur ce texte foudroyant de Leprest.

Merci à toutes et à tous d’avoir suivi ces « Guitar songs » du 2ème confinement… Merci du fond du cœur pour votre écoute et pour vos nombreuses réactions, pour les bonnes vibrations que vous m’avez envoyées durant ces 42 jours ! Prenez soin de vous et à bientôt sur scène (on a tous vraiment hâte, je crois !)

mercredi, 11 août 2021

Le meilleur des reprises confinées : Bobin chante Ferré, Aragon et Elsa

mardi, 10 août 2021

Le meilleur des reprises confinées : FRÉDÉRIC BOBIN – QUATRE-VINGTS BEAUX CHEVAUX (Michèle Bernard)

Guitar Songs (sessions voix-guitare de Frédéric Bobin - confinement II) Vidéo #40 12.12.2020 * * *
 
Adolescent, quand je me suis passionné pour la chanson, je passais mes journées à la médiathèque de ma petite ville. Le rayon chanson que je fréquentais assidûment était dirigé par Françoise Tavernier, la sœur d’André Tavernier (chanteur lyonnais que je n’ai pas eu la chance de rencontrer, décédé en 1994). Me voyant écumer les bacs de CD et dévorer chaque numéro de la revue « Chorus », Françoise venait souvent me voir et on échangeait longuement à propos de chanteurs et chanteuses peu médiatisés, domaine qui m’intriguait et m’intéressait beaucoup. C’était une façon peut-être de me distinguer de mes camarades qui écoutaient Marilyn Manson et Nirvana, mais je pense que c’était surtout une envie de prolonger ma connaissance des grands classiques de la chanson et d’assouvir ma soif de découvertes musicales.
Lorsque je fouillais dans les bacs – très bien approvisionnés – de chanson française, j’avais l’impression d’être un chercheur d’or, en quête de la pépite oubliée. A l’aune des conseils de Françoise Tavernier ou de mes lectures dans « Chorus », je cherchais des albums de chanteurs inconnus du grand public et tombait parfois sur des trésors. Je ne sais plus si c’est Françoise Tavernier qui a évoqué la première le nom de Michèle Bernard ou si je l’ai lu pour la première fois dans un article de la revue « Chorus », mais je sentais bien qu’il fallait que je me penche tôt ou tard sur les chansons de cette artiste ! Le premier CD de Michèle Bernard que j’ai emprunté à la médiathèque était « Quand vous me rendrez visite ».
J’ai beaucoup aimé cet album et j’ai été frappé notamment par la beauté foudroyante de la chanson « Les vieux, les enfants » et par la chanson éponyme. Plus tard, quand je suis arrivé à Lyon et que j’ai commencé à fréquenter le milieu chanson, le nom de Michèle Bernard – décidément ! – revenait encore très souvent. J’ai rencontré pas mal d’artistes qui appartenaient en quelque sorte à sa famille artistique : mes camarades Les Zondits avec Hélène Grange, Jean-Baptiste Veujoz, Agnès Bacconnier, mais aussi Clélia Bressat Blum, Sophie Gentils, Lily Luca, Elisabeth Ponsot, Marie Zambon, Claudine Lebègue et un certain Pascal Berne – arrangeur de Michèle – qui a arrangé mon deuxième album en 2004.
Et puis un jour, mon téléphone sonne. Je décroche et la voix à l’autre bout du fil me dit : « Allo, c’est Michèle Bernard ! ». Comme ça. Pascal Berne, l’arrangeur de mon deuxième album, lui avait transmis une de mes chansons (« La vieille ouvrière ») et Michèle me demandait l’autorisation de l’inclure dans un spectacle de polyphonie sur le thème de la mémoire et des usines, dans le cadre du festival « Les Oiseaux rares » avec l’association Musique à l’Usine. Quel honneur pour le jeune chanteur de 25 ans que j’étais alors ! La première « vraie » rencontre avec Michèle s’est passée à A Thou Bout d’Chant, petite salle lyonnaise, un ou deux ans après ce fameux coupe de fil ! Michèle m’y a vu sur scène et à l’issue de mon concert, elle m’a programmé au festival « Les Oiseaux rares » à St Julien Molin Molette en 1ère partie de Loïc Lantoine ! Une de mes premières scènes prestigieuses. Quand on débute, les coups de pouce sont plutôt rares, ce qui les rend d’autant plus précieux. Et je ne remercierai jamais assez Michèle de m’avoir fait confiance, à mes tout débuts, à un moment on a vraiment besoin de coup de pouce… Ensuite, nos chemins se sont souvent croisés, au détour d’invitations à des soirées cartes blanches ou sur des plateaux partagés (souvenir d’un concert à Mably où nous avions repris « Bozo » de Félix Leclerc…). J’ai vu aussi pas mal de fois Michèle sur scène bien sûr, notamment en duo piano/voix avec Jean-Luc Michel. Spectacle d’une classe absolue.
Et, comme pour boucler la boucle, David et Flavie de la revue « Hexagone » nous ont réunis sur scène à l’occasion d’une soirée lyonnaise « Hegaxone » en 2018. Ca se passait à A Thou Bout d’Chant, comme 15 auparavant, mais cette fois, Michèle était à mes côtés sur scène et on a mélangé nos chansons le temps d’un spectacle éphémère… Enfin… « éphémère »… on croyait qu’il le serait… car les retours enthousiastes des personnes présentes ce soir-là ainsi que le plaisir qu’on a pris à mélanger nos voix, nos instruments et nos deux répertoires nous ont donné envie de rejouer ce spectacle quelques fois, sous le nom de « Balades croisées ».
Dur de faire un choix parmi les nombreuses pépites de son répertoire. J’ai choisi « Quatre-vingts beaux chevaux », fascinante chanson qui me fait penser au « Ceci tuera cela » de Victor Hugo dans « Notre Dame de Paris »... Une chanson qui vous traverse comme un éclair… Images fulgurantes. Musique obsédante, bien ancrée dans la terre. Difficile d’en restituer toute la force avec une seule guitare et sans l’intensité de la voix de Michèle… Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à la chanter pour vous ce soir !

jeudi, 31 décembre 2020

La vidéo de la semaine : #STUDIO3. Frédéric Bobin chante "Les larmes d’or"

vendredi, 18 décembre 2020

Chanson confinée, saison 2 : FRÉDÉRIC BOBIN – C’EST PEUT-ÊTRE (Allain Leprest)

Guitar Songs (sessions voix-guitare de Frédéric Bobin - confinement II) 
Vidéo #42

14.12.2020

mardi, 08 décembre 2020

Chanson confinée saison 2 : FRÉDÉRIC BOBIN – JE NE PEUX PLUS DIRE JE T’AIME (Jacques Higelin)

Guitar Songs (sessions voix-guitare de Frédéric Bobin - confinement II)

Vidéo #26

dimanche, 06 décembre 2020

Chanson confinée saison 2 : FRÉDÉRIC BOBIN – CLASS PROLO (Kent)

jeudi, 03 décembre 2020

Chanson confinée saison 2 : FRÉDÉRIC BOBIN – CARCASSE (Anne Sylvestre)

lundi, 30 novembre 2020

Chason confinée saison 2 : FRÉDÉRIC BOBIN – HOLLYWOOD (David McNeil)

dimanche, 22 novembre 2020

Chanson confinée saison 2 : FRÉDÉRIC BOBIN – CES PETITS RIENS (Serge Gainsbourg)