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jeudi, 25 août 2016

L'actualité de la chanson française du 29 juillet au 11 août (revue de presse et du web bimensuelle en été)

Le clip de la semaine - Maissiat - La Traque

Le concert de la fin de semaine : Léo Ferré - Concert inédit (Paris - 22 Mars 1990)

L'album de la semaine : Louis Capart, Héritage Sénan

A LA UNE : KATEL

Baptiste Vignol - Katel épure

... Ce disque est un savon. S'en saisir, c'est pas de la tarte au citron. Mais il purifie les oreilles. N'écouter que Katel. Sa voix de feutre, ses inflexions. «Au large, au large, au large», largue-t-elle, dessinant de ses mots la présence glaciale de l'absence. «À l'aphélie», chante-t-elle par ailleurs, pour dire qu'elle s'éloigne du Soleil. De la chanson cométaire. Des paroles de cloitre et des musiques d'éther, réverbérantes.

Les Inrocks - Katel : “Elégie”, l’album qui donne envie d’oser

Karen Lohier n’a pas vu le temps passer. Depuis son précédent album (Décorum, 2010), elle a intégré Joy – histoire belge de Marc Huyghens –, produit Maissiat ou rejoint Fiodor (ex-Dream Dog) Novski sur scène ; et traverse des drames et des déchirures qui lui font porter cette Elégie, chant de souffrance et de perte, comme on couverait une douleur. Ainsi, les onze chansons ont été écrites, composées, réalisées, mixées et (quasi exclusivement) jouées par la jeune femme, manifestement désireuse de ne pas partager la conduite 
de son chant en apesanteur, de ses harmonies apparemment immobiles (comme un nuage paressant dans le ciel bleu), et de l’intimité soyeuse de ses songes.Katel chante la perte brutale de la mère 
et de l’amour, sans misérabilisme mais sans fausse pudeur.

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FRONT POPULAIRE

Télérama - Le Front populaire à tout bout de chants

“Tout va très bien Madame la marquise”, “Y a d'la joie”, “Voici les quarante heures” ! Les victoires du Front populaire sont fêtées en musique. On part à la campagne avec “Le cœur plein de chansons”. Mais la liesse n'aura qu'un temps et les refrains perdent de leur légèreté.

LES SOEURS BOULAY

Baptiste Vignol - Elles sont les années 2010

Avec leur épatant premier CD, LE POIDS DES CONFETTIS, sorti en 2013, les Sœurs Boulay avaient raflé le gros lot: prix, Félix et disque d'or. Bouquet de treize chansons phosphorescentes, comme un flambeau qui sort d'un gouffre, là, sous la voûte bleue. Ah Mappemonde ! Sublime. Wow Ton amour est passé de mode… Et que dire de Sac d'école? «J'ai pus d'amour pis pus d'maison / J'check les apparts d'la rue Masson…» Combien de dizaines d'écoutes faut-il pour s'en lasser de cet air-là?

LOUISE ATTAQUE

RFI - Louise Attaque, quand le rock perd son insouciance

Louise Attaque est de retour sur scène après huit années d'absence. Invité de l'édition 2016 du festival Les Escales de Saint-Nazaire, Louise Attaque (alias Gaëtan Roussel, Arnaud Samuel et Robin Feix) s’est lancé dans une grande tournée pour défendre son quatrième album, Anomalie. Un nouveau disque qui fait du temps son thème récurrent, assumant passé et présent.

BARBARA

Culturebox - Barbara : "Ma religion, c'est l'amour"

19 ans après sa mort, Barbara est toujours aussi populaire, y compris auprès des jeunes générations. Dans le cadre de sa "saga du week-end", le 20 heures de France 2 retrace son parcours. Son public, ses amours, ses secrets... Retour sur la vie et la carrière de la longue dame brune devenue une icône de la chanson française.

CHEVALREX

RFI - Les symphonies miniatures de Chevalrex

Avec Futurisme, son deuxième disque, l’homme-orchestre Chevalrex confirme son talent et sa signature. Une pop baroque et flamboyante, des symphonies de poche, où les mots et les notes s’accordent avec panache.

Dès les premiers accords, dès les premiers vers, son deuxième disque, Futurisme, sonne comme une évidence : la quête d’un idéal pop, un perpétuel mouvement, un galop frondeur vers des paysages solaires jalonnés de reliefs.

Dès la première écoute (et pour toutes les suivantes), Chevalrex séduit par la symbiose en couleurs, entre ses notes et ses mots, la justesse d’un verbe qui fait mouche, et la pertinence de chansons, aussi courtes (moins de trois minutes) que précises.

BREL ANNEGARN

Culturebox - Dick Annegarn ouvre les "Rencontres Brel" avec un bel hommage au grand Jacques

La 29e édition des Rencontres Brel de Saint-Pierre-de-Chartreuse s'est ouverte avec le plus francophile des Hollandais : Dick Annegarn. Loin du chapiteau qui accueille les têtes d'affiche comme Manu Digango, Yuri Buenaventura ou L.E.J, l'artiste iconoclaste a rendu un bel hommage au grand Jacques dans une église voisine. L'an prochain, le festival changera de nom pour devenir "Le Grand Son".

BARJAC

Claude Févre - Barjac m’en Chante aussi très tard dans la nuit…

On ne saurait refermer l’album de cette édition sans parler des scènes ouvertes. Ni in, ni off, justes ouvertes sur l’improbable, l’imprévisible. C’est sous le chapiteau que se déroulent ces plateaux impromptus où défile chaque soir une douzaine d’artistes pour une ou deux chansons.

Cette année, la nouveauté consiste à leur donner un minimum d’organisation sous la houlette de Roxane Joseph, directrice du Centre de la chanson. On a vu aussi, souvent à ses côtés,  Gilles Tcherniak, figure incontournable du Forum Léo Ferré d’Ivry.  Il suffit de s’inscrire. Pas de sélection. Mais, de fait, l’ordre de passage favorise plutôt ceux qui passeront vers 1h du matin… Le temps de descendre de la cour du château, de boire un verre…ou deux, ou davantage… Le public est donc un peu plus fourni à cette heure là.

Nos Enchanteurs - Barjac 2016. Romain Didier sans discontinuer

La météo un temps apaisée nous a permis une soirée idéale côté douceur de l’air. Tiédeur du vent, nuit étoilée… Et ce piano-voix qui, de l’avis des habitués, restera dans la mémoire festivalière comme l’une des plus belles. Avec, au mieux de sa forme, peut-être même en son sommet, un Romain Didier maîtrisant son art de bout en bout.

Claude Févre - 31 juillet au 4 août 2016 – Barjac m’en Chante, Rencontres de 11h11

C’était un cadeau de plus de ce festival. Des moments  de respiration, de pause pour regarder l’état de la chanson. Fort heureusement on a peu entendu – un petit peu quand même – les sempiternelles jérémiades sur le désamour pour la Chanson. C’est aujourd’hui avec Hélène Hazera que les pendules ont été remises à l’heure, si toutefois elles avaient vraiment besoin de l’être. Quelques savoureuses anecdotes jubilatoires  démontrent assez facilement que l’univers de la chanson  est peu recommandable, voire mortifère au sens strict du mot –  depuis belle lurette… Chanson, ton univers impitoyable !  Et Hélène Hazera de conclure qu’elle a beaucoup d’admiration pour ceux qui cherchent à en vivre, ce qui lui vaut des applaudissements. Par contre personne ne relèvera qu’elle poursuit en exprimant sa prédilection pour les amateurs, regrettant qu’il n’y en ait pas davantage.

Norbert Gabriel - Prix Jacques Douai 2016

La chanson doit beaucoup aux interprètes qui font vivre un répertoire riche, et diversifié. Sans eux, personne au 20 siècle ne saurait plus rien de Béranger ou de Gaston Couté. Personne ne saurait rien du Temps des cerises, ou de La Carmagnole…Et merci aux radios qui diffusent ce répertoire.

En ce 1 er Août 2016, le festival de Barjac, Barjac m’en chante, accueillait le Prix Jacques Douai qui honore cette année Christian Camerlynck et Jean-François Grandin, animateur de l’émission « Le temps ne fait rien à l’affaire« , sur Marmite FM .

Nos Enchanteurs - Barjac 2016. Délinquante, plein les yeux

On dira que c’est de la chanson légère… A relire les textes – qu’elles ont la sagesse d’écrire avec d’autres se réservant l’essentiel des musiques -, pas tant que ça. C’est de la chanson pour les oreilles, pour les yeux, pour le charme, l’humour et le plaisir, et ça fait déjà beaucoup : même à Barjac, il n’y aucune culpabilité à aimer Délinquante !

Claude Févre - Barjac m’en Chante, Liz Van Deuq s’amuse

.... Il  faut  y ajouter d’abord sa personnalité singulière sous ses faux airs de jeune fille rangée. Ensuite son aplomb en scène, son culot. Elle regarde le public droit dans les yeux, sait installer des silences, en jouer comme une comédienne avertie. Enfin son approche de l’écriture et de la musique, où elle n’aime rien tant que papillonner dans des styles différents, être à l’écoute des maladresses, des incidences. Barbara disait qu’une fausse note peut se trouver créatrice… C’est exactement ce qu’elle dit de son art –entendre, son savoir-faire – lors de la rencontre  de 11h11 du lendemain. Elle surprend, se surprend, s’amuse et nous amuse. Et ça marche !

Nos Enchanteurs - Barjac 2016. Ben Mazué acclamé, qui en doute ?

De toute la programmation de cette édition festivalière, c’était sans doute le concert que Jean-Claude Barens redoutait le plus. Comment le public, réputé difficile, exigeant, un peu rigide, allait prendre Ben Mazué ? Oh, certes, il n’a pas fait l’unanimité mais, à mesurer les applaudissements, la qualité de ceux-ci, on peut titrer que la partie est pour lui gagnée. Pour lui ? Oui, pour Barens comme pour Mazué.

Claude Févre - Barjac m’en Chante, Marie Baraton son p’tit air d’autrefois

.... Avouons que l’attente est d’autant plus forte quand commence le concert de Marie Baraton entourée – portée devrait-on dire- par deux guitaristes qui lui offrent un maillage sonore subtile et efficace, souvent très jazzy… au point que parfois on aurait aimé les entendre davantage encore. Ajoutons d’emblée que l’un d’eux, Pierre-André Athané, est bien plus qu’un musicien accompagnateur puisqu’il signe la plupart des textes et des musiques de ses chansons.  Marie Baraton est donc de la famille des interprètes. Détail qui à Barjac – et très souvent ailleurs – revêt son importance.

RENAUD

Culturebox - Le marché musical français revitaminé par Renaud

Le premier semestre 2016 a vu une embellie du marché de la musique enregistrée française avec une hausse de 6% par rapport à la même période 2015. L'essor du streaming y est pour beaucoup mais également le beau succès du dernier album de Renaud sorti en avril.

BLANZAT

Blanzat 2016 : Sage le public, pas assez sauvage

..... Mais faut pas prendre les canards du bon dieu pour des enfants sauvages, fussent-ils sages, ne pas les confondre avec d’autres groupes festifs : eux ne sont pas la Compagnie Créole. Plutôt une étrange et insolite poésie faite de tissage, de maillage, de bricolage de langage(s). Ava et Ismaël appellent ça du « créolge » : un peu créole, un peu belge, lui étant du plat pays dont il fait des montagnes à défaut de cathédrales. Ismaël alterne guitare et violon, bouzouki et cavaquinho, dombra : Ava tire sons et impressions de sa peau de tambour. Les textes minimalistes sont comme tiroirs, qui parfois ouvrent sur ailleurs : « Faut pas ouvrir les tiroirs / Tu le savais / Alors pourquoi tu l’as fait ? » Mots, phrases, idées répétées à l’envi, qui chaque fois épousent et épuisent la trame musicale, ou sur lesquels les notes s’agrègent. Seul autre point d’orgue, cette goguette d’un Boby Lapointe stylée révolutionnaire à l’usage impossible de manifestants survoltés : exemplaire et drôle !

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